Jamais scrutin n’a semblé aussi incertain. Voilà le constat de départ de « Cap sur l’Élysée », une nouvelle série documentaire qui proposera à son terme une immersion de dix mois dans l’effervescence d’une campagne présidentielle, où s’affrontent projets et ambitions, dans un paysage politique remodelé, où les partis traditionnels se sont affaiblis et où l’extrême droite et l’extrême gauche n’ont jamais été aussi puissantes. Réalisée par Stéphane Haumant et produite par Luc Hermann (Coproduction : Premières Lignes, Public Sénat, France Télévisions), la série croise le regard de citoyens engagés avec celui des candidats, les grands comme les outsiders. Ce premier volet est proposé en « streaming-first » sur publicsenat.fr, avant sa diffusion à l’antenne le 31 octobre prochain à 21h.
Episode 1 : « RN, en marche vers la victoire ? »
Le récit s’ouvre le 7 juillet 2026, jour où Marine Le Pen a vu son horizon électoral se dégager, la justice ayant réduit sa peine d’inéligibilité : la favorite des sondages peut enfin se lancer dans la conquête de l’Élysée. Philippe, agent de sécurité à Hayange, est soulagé. Dans cette ville naguère fief de la gauche, le RN y suscite aujourd’hui un grand espoir. À l’autre bout du pays, dans le Gard, les élus RN se mobilisent pour défendre les traditions taurines, ce qui leur vaut une certaine popularité. Dans cette même région rurale, où beaucoup de villages n’ont plus ni commerces ni services publics, la série suit également Julia, infirmière : sa tournée quotidienne est le dernier lien des personnes les plus isolées, et elle se bat pour faire vivre une maison de santé près d’Uzès.
D’autres vivent la campagne à travers leur travail. À Saumur, Lionel, patron de PME, s’inquiète : les affaires sont rarement bonnes lors d’une année présidentielle, beaucoup de commandes étant figées jusqu’au résultat, et sa priorité est de décrocher des contrats pour tenir jusqu’en mai. À Alfortville, à l’heure de la rentrée scolaire « sans téléphone portable » pour les élèves, Françoise, enseignante de français, donne son premier cours aux secondes. Dans ce quartier très populaire de banlieue parisienne, elle met un point d’honneur à enseigner le latin et a choisi comme thème d’étude « Vivre passionnément ». Son seul regret : une classe de l’établissement a encore été fermée, comme l’an dernier. Direction Lille également, où Pierre, retraité de la SNCF, s’investit dans les Restos du cœur. Pour lui comme pour les autres, la politique se vit au quotidien, loin des slogans et des intrigues de pouvoir. Cela ne l’empêche pas de suivre la campagne et d’avoir, en citoyen, son avis sur les candidats et les débats qui agitent la société.
Le premier épisode de « Cap sur l’Élysée » est à voir dès maintenant en intégralité sur publicsenat.fr, ici même et sur la page replay de l’émission.