Ciotti demande une « laïcité plus exigeante » face à un « communautarisme islamiste »
Le député LR Eric Ciotti a appelé dimanche le président de la République à une "laïcité plus exigeante", plaidant pour "ériger...

Ciotti demande une « laïcité plus exigeante » face à un « communautarisme islamiste »

Le député LR Eric Ciotti a appelé dimanche le président de la République à une "laïcité plus exigeante", plaidant pour "ériger...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député LR Eric Ciotti a appelé dimanche le président de la République à une "laïcité plus exigeante", plaidant pour "ériger des digues contre la montée du communautarisme islamiste".

"On a un problème avec le communautarisme islamiste qui veut, à force de prosélytisme, imposer un mode de vie qui n'est pas celui dont nous avons hérité", a estimé le député des Alpes-Maritimes, lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.

"Depuis deux ans, le président de la République détourne le regard, ne fait rien, on voit la montée de l'antisémitisme dans certains quartiers (...), il est temps de réagir et je demanderai au président de la République des actes", a poursuivi M. Ciotti, qui était interrogé sur le "hijab" de sport, que le groupe Decathlon a renoncé à commercialiser.

"Les commémorations c'est bien, les grands discours quand il y a des actes antisémites, c'est naturellement nécessaire et indispensable, mais il faut désormais avoir le courage d'agir, autrement il deviendra complice de cette situation", a accusé cet auteur, en 2016, d'une proposition de loi "visant à étendre le principe de laïcité aux entreprises privées et aux usagers du service public".

Selon M. Ciotti, "il y a dans les rangs d'En Marche deux tendances qui s'opposent" sur la laïcité, dont une "tendance qui est aujourd'hui prisonnière du communautarisme, qui refuse toute forme de laïcité".

Il a mis nommément en cause le député Aurélien Taché qui d'après lui "à plusieurs reprises, s'est érigé en porte-parole de l'islamo-gauchisme". Récemment, l'élu du Val d'Oise avait paru comparer le voile islamique et le serre-tête porté par les jeunes filles issues de familles catholiques.

"J'appelle le président de la République aujourd'hui à intervenir dans ce débat", a insisté M. Ciotti pour qui "ce qu'il faut changer, c'est une certaine complaisance avec la montée du communautarisme islamiste".

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le