Diplomatie: Villepin met en garde Macron contre une « surchauffe »
L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a mis en garde dimanche Emmanuel Macron contre "une situation de surchauffe...

Diplomatie: Villepin met en garde Macron contre une « surchauffe »

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a mis en garde dimanche Emmanuel Macron contre "une situation de surchauffe...
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L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a mis en garde dimanche Emmanuel Macron contre "une situation de surchauffe diplomatique et militaire", conseillant au président de la République la mise en place d'un "Conseil national de sécurité".

"On a maintenant un an de pratique de la présidence Macron et nous constatons une situation de surchauffe, à la fois diplomatique et militaire", a-t-il déclaré sur BFMTV.

"Surchauffe diplomatique parce que la France est présente sur tous les fronts, le président multiplie les rencontres, les discours, les voyages", a estimé M. de Villepin, qui n'est "pas sûr que l'intendance puisse suivre à ce rythme".

Si les deux ministres actuels des Affaires étrangères et de la Défense sont "compétents", il est "temps de constater qu'il y a un manque dans le système français".

"Il faudrait rajouter un organe, une institution, qui peut être une sorte de Conseil national de sécurité, soit en liaison avec les deux ministères, soit auprès du président de la République", ayant pour objectif de donner au chef de l’État "un temps d'avance par rapport aux crises qui se multiplient et aux tensions qui s'ajoutent les unes aux autres".

"Depuis un an, le président a été très réactif mais quelles ont été les propositions de la France ? Nous manquons de propositions concrètes et de stratégie, en particulier avec l'Europe", a ajouté l'ancien ministre des Affaires étrangères, qui avait appelé à voter Emmanuel Macron à la présidentielle dès avant le premier tour.

Ce Conseil national, "compte tenu de la façon dont le président travaille -il n'aime pas avoir des personnalités qui lui fassent de l'ombre-, serait susceptible, auprès de lui, d'être un vivier d'idées, de propositions et une tête chercheuse qui permettrait des rencontres très confidentielles sur la scène internationale".

Pourrait-il lui-même en prendre la tête ? "Certainement pas !", a balayé M. de Villepin.

Revenant sur le voyage d’État d'Emmanuel Macron aux États-Unis, il a estimé que, face à Donald Trump, "très habilement, il a joué le système politique américain", notamment avec son discours devant le Congrès, qui a "des prérogatives très importantes" en matière de politique étrangère.

S'agissant de la renégociation de l'accord sur le nucléaire iranien, M. de Villepin a souligné qu'il ne s'agissait plus d'y voir "un simple accord sur l'Iran" mais l'occasion d'un "accord régional de sécurité, voire de coopération", en mettant "autour de la table" Israël, l'Arabie saoudite et la Turquie.

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