Au soir du premier tour des municipales, le Parti socialiste arrive en tête dans de nombreuses villes. Mais beaucoup reste à faire. En prenant la parole, peu avant 21 heures, le premier secrétaire du PS n’a pas hésité à faire la liste des grandes villes où le PS sort premier, histoire de rappeler le poids local du PS, qui reste bien implanté.
« A Paris, Marseille, Toulouse, Nantes, Rennes, Rouen, Montpellier, Nancy, Lille, Villeurbanne, Le Mans, Saint-Etienne, Amiens, Avignon, Blois, Dijon, Saint-Denis et tant d’autres, nous sommes en tête et en mesure de l’emporter au second tour », se félicite Olivier Faure, qui salue aussi « la victoire des 350 maires socialistes qui ont été réélus, de Saint-Denis de La Réunion à Lens ». Mais avant de se réjouir, le PS devra attendre le second tour.
« La marche de l’extrême droite vers l’Elysée n’a rien d’inéluctable. Seule la résignation est fatale », lance encore le député de Seine-et-Marne. Celui qui pourrait caresser quelques espoirs pour la présidentielle ajoute : « Dès dimanche prochain, nous devons, nous pouvons ouvrir un nouvel espoir pour 2027 ».
Alors que la campagne a été marquée par les tensions avec LFI et son leader, le premier secrétaire du PS soutient qu’« à gauche, la stratégie de conflictualisation de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites. Il n’a pas la capacité de mener la gauche vers la victoire et de barrer la route à l’extrême droite ».
« En conséquence, au premier comme au second tour, il n’y aura pas d’accord national entre le PS et LFI », soutient Olivier Faure, comme l’a fixé le bureau national du PS durant la campagne. « Je demande aux socialistes de rassembler dans la clarté et de veiller au respect de nos principes et de nos valeurs », ajoute le numéro 1 du PS, qui n’évoque pas la possibilité d’accord, au cas par cas, entre listes PS et LFI.