Après s’être déclarée candidate à l’élection présidentielle, ce mercredi 14 octobre sur France Inter, Natacha Polony rejoint un cortège déjà bien fourni. Après la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate, il s’agit de la dernière candidate officiellement déclarée.
Néanmoins, tous ne devraient pas se maintenir ou atteindre le seuil des 500 signatures nécessaires pour concourir. En 2017 et 2022, ils étaient une soixantaine à récolter au moins un parrainage, avec, pour chacune des deux élections, une quarantaine de candidats déclarés à quelques mois de l’échéance. Ils étaient finalement onze à concourir en 2017 et douze en 2022, légèrement en dessous du record de 2002 avec seize participants.
A gauche et à l’extrême gauche, une foule de candidats
C’est à gauche et à l’extrême gauche, que les candidats déclarés sont les plus nombreux avec pas moins de dix candidats déclarés. Parmi eux, Jean-Luc Mélenchon, déjà candidat en 2012, 2017 et 2022 où il avait récolté 21,95 % des voix, participera une quatrième fois à l’élection présidentielle. Le leader de la France insoumise, qui a le vent en poupe dans plusieurs sondages, est annoncé comme capable de se qualifier pour le second tour.
Parmi les autres têtes d’affiche, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann ne devrait pas avoir de difficultés à concourir pour l’élection présidentielle après avoir écarté le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure lors de sa large victoire à la primaire sociale-démocrate. Déjà candidat en 2022, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a annoncé sa candidature le 6 septembre dernier et devrait être de la partie. Après avoir longtemps milité pour l’organisation d’une primaire commune à l’ensemble des partis de gauche en dehors de LFI, Marine Tondelier est candidate pour Les Écologistes. Une candidature qui devra cependant être validée par les militants du parti lors d’un vote qui se tiendra le 13 décembre 2026. Parmi les autres prétendants, le député François Ruffin (Debout !), la députée écologiste Delphine Batho et le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, qui a refusé de participer à la primaire socialiste, sont candidats. A noter que, si l’ancien président de la République, François Hollande, ne s’est pas déclaré, ce dernier laisse planer la possibilité d’une candidature. Celle de son ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve, est également pressentie.
A l’extrême-gauche, Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), déjà trois fois candidates, devrait être sur la ligne de départ. C’est également l’ambition d’Annasse Kazib (Révolution permanente) et de Selma Labib (Nouveau Parti Anticapitaliste – Révolutionnaires).
Au centre, un duel pour l’hégémonie
L’embouteillage est un peu moins important au centre où ils sont pour l’instant trois à vouloir succéder à Emmanuel Macron. Les deux anciens Premiers ministres, Edouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), se disputent le monopole de l’espace central. Régulièrement placé au second tour de l’élection présidentielle par les instituts de sondage, Edouard Philippe devra cependant réussir à s’imposer comme le candidat du rassemblement au centre. Entre les deux, le député Olivier Becht a également annoncé sa candidature pour représenter « l’extrême-centre ».
A droite, la ligne de Bruno Retailleau suscite des dissidences
A droite, le sénateur de Vendée et président de LR, Bruno Retailleau a été désigné candidat par les militants LR en avril 2026. Sa candidature n’est cependant pas parvenue à rassembler l’ensemble de son camp puisque deux candidatures dissidentes ont vu le jour. D’abord celle du maire de Cannes, David Lisnard, qui a décidé de quitter LR à l’issue des élections municipales pour se lancer avec son parti Nouvelle Énergie sur une ligne ultralibérale. Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, candidat à la primaire de son parti en 2021, a aussi déclaré son intention de participer, tout comme l’ancien vice-président de LR, Gilles Platret. D’autres anciens du parti comme Dominique de Villepin laissent encore planer le doute sur leur participation ou non.
Marine Le Pen confirme sa candidature
La favorite des sondages au premier tour, Marine Le Pen, a confirmé malgré sa condamnation en appel le 7 juillet dernier, qu’elle serait candidate à l’élection présidentielle pour la quatrième fois consécutive. Son ancien allié, Florian Philippot (Les Patriotes), qui a quitté le RN en 2017, fait également acte de candidature. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) est également candidat à une quatrième élection présidentielle. Candidat inattendu de la dernière élection présidentielle, Éric Zemmour (Reconquête !) a confirmé sa candidature le 17 septembre dernier.
Des candidats « surprises » avec des notoriétés variables
A ces candidats s’ajoute une longue liste de prétendants difficilement classables. Parmi cette liste de candidats éclectiques, on retrouve deux anciens candidats à l’élection présidentielle : Jean Lassalle (Résistons) et François Asselineau (Union populaire républicaine). On retrouve des figures bien connues des médias comme Natacha Polony, Sylvain Durif, l’avocat Juan Branco et le chanteur Francis Lalanne, qui a fait cause commune avec l’humoriste Dieudonné condamné à des multiples reprises pour antisémitisme et injures raciales, sont candidats.
D’autres candidats, d’horizons divers, comme Mira Markovic (Parti animaliste), Antoine Mikolajczak (Equinoxe), Manolo Mlekuz (Trajectoire), Benoît Mathieu, Jean-François Legendre (A nous maintenant) ou Clara Egger (Solution démocratique) complètent la liste.