Comme de coutume tous les 3 ans, les élections sénatoriales se dérouleront le dernier dimanche de septembre. La date précise a été actée via un décret paru au Journal officiel : ce sera le 27 septembre. La moitié du Sénat sera renouvelée : 178 sièges sur les 348 au total.
Cette année, c’est la série 2 qui est concernée : 63 circonscriptions et la moitié des sièges des sénateurs représentant les Français établis hors de France. En métropole, il s’agit des départements (classés dans l’ordre minéralogique) de l’Ain (n°1) à l’Indre (n° 36), ainsi que du Bas-Rhin (n°67) au Territoire de Belfort (n°90). En Outre-mer, la Guyane, les îles Wallis et Futuna, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et la Polynésie française sont concernés. Paris et les départements d’Ile de France ne sont pas concernés par le renouvellement.
Les sénateurs dont le mandat est de 6 ans, sont élus au suffrage indirect par des grands électeurs. Ils sont au total de 162 000. Selon l’article 24 de la Constitution, le Sénat « assure la représentation des collectivités territoriales ». Le collège électoral des grands électeurs est donc composé à 95 % par les conseillers municipaux, ainsi que par les conseillers généraux, les conseillers régionaux et les parlementaires du département. C’est pourquoi, il est coutume de dire que les élections municipales font les sénatoriales. Le scrutin découle directement des tendances politiques de l’élection des maires. Au regard des résultats des municipales, le RN qui compte actuellement 3 sénateurs, prévoit d’accroître son nombre de sièges jusqu’à constituer un groupe politique au Sénat où 10 sénateurs sont requis.
La France Insoumise espère quant à elle faire son entrée au Palais du Luxembourg, où elle ne compte aujourd’hui aucun sénateur.
Deux types de scrutin
Pour les élections sénatoriales, deux modes de scrutin co-existent : proportionnel et majoritaire. Dans les départements les plus peuplés, qui comptent trois sénateurs ou plus, un scrutin de liste à la représentation proportionnelle s’applique. La liste doit respecter une alternance entre les sexes. Si une femme est tête de liste, c’est un homme qui lui succède, puis une femme, etc. Pour les départements les moins peuplés ou un ou deux sénateurs sont élus, Le scrutin majoritaire à deux tours est appliqué. Un(e) candidat(e), avec un(e) suppléant(e) peut se présenter. Le candidat et son suppléant doivent être de sexe différent. Trois quarts des sénateurs sont élus à la proportionnelle.
Les dépôts des candidatures se feront du 7 au 11 septembre.
Pour tout savoir sur les élections sénatoriales 2026, retrouvez notre dossier consacré à cette prochaine échéance électorale.