Fillon entame une visite à Tourcoing dans un climat agité
François Fillon a entamé vendredi matin une visite de quelques heures à Tourcoing où il a été accueilli par des cris hostiles en raison des...

Fillon entame une visite à Tourcoing dans un climat agité

François Fillon a entamé vendredi matin une visite de quelques heures à Tourcoing où il a été accueilli par des cris hostiles en raison des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Fillon a entamé vendredi matin une visite de quelques heures à Tourcoing où il a été accueilli par des cris hostiles en raison des soupçons d'emplois fictifs qui pèsent sur sa femme Penelope.

Invité par le maire (LR) Gérald Darmanin, le candidat de la droite est venu participer à une table ronde sur la sécurité, puis visiter un centre social.

Nouvelle démonstration des difficultés de sa campagne, François Fillon est arrivé à l'hôtel de ville par une porte latérale. Et à sa sortie, un peu plus d'une heure plus tard, des cris "Fillon en prison!" ont retenti.

François Fillon à son arrivée le 17 février 2017 à Tourcoing
François Fillon à son arrivée le 17 février 2017 à Tourcoing
AFP

Devant la mairie, pro et anti-Fillon se sont fait face. Sur les marches menant au hall d'accueil, une vingtaine de partisans du candidat de la droite criaient "Fillon, président ! Fillon, président!". A quelques mètres de là, une vingtaine de manifestants, notamment des membres des Jeunes communistes, scandaient "Fillon, rends-nous le pognon! Fillon en prison!", tout en tapant sur des casseroles.

"Je suis désolé que vous ayez été accueillis bruyamment. Quand on veut empêcher les gens de faire campagne, ça pose des petites questions démocratiques", a déclaré le candidat aux participants à la table ronde.

François Fillon, candidat
François Fillon, candidat "jusqu'au bout"
AFP

Un militant des Jeunesses communistes, Pierre, a justifié ainsi la mini-manifestation: "les casseroles c'est pour faire du bruit et aussi signifier les casseroles qu'il a sur son dos."

A en croire Cédric, qui s'est présenté comme un militant du "Front de résistance populaire de gauche" de Tourcoing, ce déplacement est en "complet décalage". "La ville souffre, les jeunes souffrent, les familles souffrent et un monsieur qui traîne un potentiel délit de 900.000 euros vient s'afficher en ville pour voir nos quartiers et surtout nos quartiers populaires. Stop!" Il faisait référence au montant total des salaires perçus par Penelope Fillon en tant qu'assistante parlementaire de son mari et de son suppléant.

François Fillon et le maire de la ville Gérald Darmanin (G) le 17 février 2017 à Tourcoing
François Fillon et le maire de la ville Gérald Darmanin (G) le 17 février 2017 à Tourcoing
AFP

Pour éviter tout incident, des CRS en petit nombre avaient pris position devant les entrées principale et secondaires de la mairie.

Lors de la table ronde, le candidat a déclaré vouloir "renforcer les pouvoirs de police du maire". "Il faut que les polices municipales soient systématiquement armées, (qu'elles) aient la possibilité d'effectuer des contrôles d'identité", en travaillant "en symbiose avec la police nationale ou avec la gendarmerie"

François Fillon a réaffirmé qu'il était pour "l'abaissement de la majorité pénale", car "les événements ont fini par (le) convaincre qu'on ne peut pas continuer à traiter un adolescent de 17 ans qui s'attaque directement à la police comme si c'était un mineur, avec l'excuse de minorité".

L'ex-Premier ministre a prôné "au tout début du prochain quinquennat une loi de programmation sur la sécurité intérieure avec trois milliards d'euros à la clé, deux pour la justice avec les constructions de prison, et un pour les forces de sécurité (...)".

Partager cet article

Dans la même thématique

Fillon entame une visite à Tourcoing dans un climat agité
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Fillon entame une visite à Tourcoing dans un climat agité
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le