Forces de l’ordre « barbares »: Castaner va signaler les propos de Mélenchon à la justice
Christophe Castaner va signaler les propos de Jean-Luc Mélenchon à la justice en vue d'éventuelles poursuites après que le chef...

Forces de l’ordre « barbares »: Castaner va signaler les propos de Mélenchon à la justice

Christophe Castaner va signaler les propos de Jean-Luc Mélenchon à la justice en vue d'éventuelles poursuites après que le chef...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Christophe Castaner va signaler les propos de Jean-Luc Mélenchon à la justice en vue d'éventuelles poursuites après que le chef de file de LFI a qualifié de "barbares" les forces de l'ordre, a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur.

"Je ferai ce que l'on appelle un article 40 et je demanderai au procureur de la République, comme je le fais chaque fois que les policiers sont mis en cause, d'étudier et de voir la faisabilité d'une poursuite", a déclaré M. Castaner sur RTL.

"Je ne fais aucune différence entre Jean-Luc Mélenchon et n'importe qui qui met en cause l'honneur et la probité de la police", a complété le ministre de l'Intérieur qui a redemandé des "excuses" au leader de La France Insoumise, lequel a demandé la démission de l'actuel locataire de la place Beauvau.

Christophe Castaner a jugé que les propos de M. Mélenchon étaient "dangereux" et estimé que le chef de file de LFI, par ailleurs poursuivi pour les incidents ayant émaillé une perquisition au siège de son parti en octobre 2018, était désormais dans "une dérive personnelle".

"S'excuser de quoi ?", a rétorqué le député LFI Eric Coquerel sur franceinfo. "On a toujours dit que (...) la manière dont est géré le maintien de l'ordre (...) s'apparente à une dérive autoritaire. Ce gouvernement organise ça et quelque part cautionne à l'avance toute dérive violente de certains policiers ou syndicats comme Alliance qui peuvent tout se permettre", a-t-il accusé.

Sur des vidéos tournées lors de la manifestation contre la réforme des retraites mardi à Paris, M. Mélenchon discute avec des manifestants affirmant avoir été victimes de violences policières lors de la Marche pour le climat samedi: "Oui, oui, C'est des barbares, soyez prudents, parce qu'ils ne s'arrêtent plus maintenant", leur répond le leader de LFI.

Ces propos ont immédiatement fait réagir des syndicats de policiers, le ministre de l'Intérieur, son secrétaire d'Etat et le préfet de police de Paris.

"Inacceptable insulte à nos forces de l'ordre mobilisées, chaque jour, pour protéger les Français, au péril de leur vie. JLMelenchon leur doit le respect, et désormais des excuses", a tweeté mercredi Christophe Castaner.

Le syndicat Alliance a demandé au ministre de déposer plainte contre M. Mélenchon, dénonçant des propos "provocateurs, d'intimidation et d'outrage". Même tonalité chez UNSA Police, tandis que Unité SGP Police a annoncé le dépôt d'une plainte contre le leader de LFI.

Alliance a en outre appelé à un rassemblement jeudi à 11H00 devant le siège de LFI à Paris.

L'ex-candidat à la présidentielle a aussitôt demandé sur Twitter "la protection de la gendarmerie", avant de préciser dans une vidéo postée sur Facebook que le siège serait fermé jeudi. Des "gilets jaunes" ont appelé à venir le "soutenir" jeudi.

La députée LFI Clémentine Autain a quant à elle appelé M. Castaner à "la responsabilité" en engageant "une autre doctrine" de maintien de l'ordre.

Pour la porte-parole de LREM Aurore Bergé, M. Castaner, "aux côtés des policiers", est "dans son rôle", a-t-elle dit sur LCI.

Partager cet article

Dans la même thématique

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le

Marseille: Riots and Protests in Marseille
6min

Politique

« En droit, vous ne pouvez pas avoir une interdiction générale de manifester », explique le constitutionnaliste Benjamin Morel  

Les arrêtés préfectoraux interdisant les manifestations et rassemblements se multiplient dans plusieurs villes avant la journée de mobilisation du 24 octobre et les couvre-feux sont également prolongés dans certains quartiers jusque lundi. Mais quel est le cadre législatif pour interdire des manifestations et imposer des couvre-feux ?

Le