François de Rugy, « très en colère », affirme qu’il ne démissionnera pas
"Très en colère", le ministre de la Transition écologique François de Rugy, au centre d'une polémique sur des dîners fastueux et des travaux...

François de Rugy, « très en colère », affirme qu’il ne démissionnera pas

"Très en colère", le ministre de la Transition écologique François de Rugy, au centre d'une polémique sur des dîners fastueux et des travaux...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Très en colère", le ministre de la Transition écologique François de Rugy, au centre d'une polémique sur des dîners fastueux et des travaux dans son ministère, ainsi qu'un logement près de Nantes, a affirmé vendredi qu'il ne démissionnerait pas.

"Je n'ai absolument pas de raison de démissionner. Je l'ai dit au Premier ministre qui ne me l'a absolument pas demandé", a déclaré sur BFMTV/RMC M. de Rugy, reçu jeudi à Matignon, en assurant avoir reçu mercredi le soutien du président Emmanuel Macron.

"Forcément on peut penser à en fait tout abandonner" quand "on est attaqué matin, midi et soir", a-t-il ajouté. Mais "je ne le ferai pas car je suis très en colère quand je lis un article qui prétend que j'occupe un logement social", s'est-il défendu, au bord des larmes.

"Jamais de toute ma vie je n'ai demandé un logement social", a-t-il fait valoir, en se disant "victime d'une tricherie" de la part de son agence immobilière ou de son propriétaire.

"Il y a une machine qui est lancée pour m'attaquer. (...) Il va encore y avoir d'autres attaques forcément, puisque maintenant on en est à inventer des choses", a déclaré le ministre.

"Non je ne lâcherai pas, je suis très en colère, je suis très en colère contre les mensonges", s'est défendu avec véhémence M. de Rugy, disant voir dans les photos des dîners "une personne qui règle des comptes avec (sa) femme".

François de Rugy et son épouse, Séverine Servat, à l'Assemblée nationale, le 19 mars 2018 à Paris
François de Rugy et son épouse, Séverine Servat, à l'Assemblée nationale, le 19 mars 2018 à Paris
AFP/Archives

Le ministre a dit qu'il "envisageait deux choses": "qu'on demande une enquête sur l'agence immobilière" qui lui a loué un logement à Orvault près de Nantes, qui serait un "logement social préférentiel" selon le site d'informations Mediapart, et "porter plainte pour dénonciation calomnieuse contre maintenant, dorénavant, tous les articles" comprenant des "mensonges".

A propos de Mediapart, il s'est demandé si son "but c'est d'informer le public ou de mener en permanence des campagnes contre le gouvernement (et) ceux qui gouvernement", dénonçant "le fantasme des coupeurs de têtes".

"(Mediapart a) soutenu les +gilets jaunes+ jusqu'au bout. (…) Les violences des +gilets jaunes+ ils les justifiaient (…) donc on voit bien le but", a jugé le ministre.

"On préfère m'attaquer en disant que ma femme c'est Marie-Antoinette. (...) Cet article (sur les dîners fastueux, ndlr) depuis le début est fondé là-dessus".

"Moi je ne suis ni connaisseur ni amateur de grand crus. Je n'ai jamais acheté une bouteille de vin de plus de 30 euros de toute ma vie", a-t-il précisé, ajoutant qu'il ne mangeait pas de homard parce qu'il avait une "intolérance aux crustacés" et ne buvait pas de champagne qui "lui donne mal à la tête".

François de Rugy a toutefois admis qu'il aurait pu "changer une tradition (...) de l'Assemblée nationale qui est de sortir les grandes tables". Mais un "président de l'Assemblée nationale, ça fait partie de sa fonction de représentation de recevoir des gens et j’espère bien que ça continuera", a-t-il dit.

Le ministre a aussi qualifié de "mensonge" une information du Parisien selon laquelle son épouse Séverine de Rugy, journaliste au magazine Gala, aurait acheté sur l'argent de l'Assemblée un sèche-cheveu doré à la feuille d'or, pour 499 euros. "C'est n'importe quoi".

Partager cet article

Dans la même thématique

8min

Politique

Municipales 2026 : bon an, mal an, les écologistes se tournent vers LFI pour préserver la vague verte de 2020

Si la plupart des maires écologistes ont réussi à virer en tête au premier tour des municipales 2026, la poussée historique de La France insoumise et les bons scores de la droite et de l’extrême droite fragilisent leurs bastions. Ce lundi, ils sont nombreux à se retrouver au cœur d'un périlleux jeu de fusions, notamment pour conserver Lyon, Poitiers, Grenoble ou Strasbourg.

Le

François de Rugy, « très en colère », affirme qu’il ne démissionnera pas
2min

Politique

Municipales 2026 : la stratégie de Rachida Dati c’est « l’union des électeurs », assure Olivier Paccaud (LR)

Invités de la matinale de Public Sénat, les sénateurs Olivier Paccaud (LR) et Rémi Féraud (PS) livrent leurs analyses sur le deuxième tour des municipales dans la capitale. Alors que LR mise sur « l’union des électeurs » de Pierre-Yves Bournazel et de Sarah Knafo autour de Rachida Dati, le PS croit en ses chances de victoire sans accord avec LFI.

Le

François de Rugy, « très en colère », affirme qu’il ne démissionnera pas
2min

Politique

Municipales 2026 : « Je suis hostile à tout accord local avec la France insoumise pour des questions de principe », explique Rémi Féraud (PS) 

Invités de la matinale de Public Sénat, le sénateur de Paris Rémi Féraud (PS) et le député européen écologiste David Cormand ont donné des points de vue très différents sur la nécessité de nouer des alliances avec LFI. Alors que le socialiste mise sur un vote utile favorable aux candidats socialistes, David Cormand appelle au rassemblement.

Le