Georges Tron de retour aux assises du 22 octobre au 16 novembre

Georges Tron de retour aux assises du 22 octobre au 16 novembre

Après un faux départ en décembre 2017, le procès pour viols en réunion de l'ex-secrétaire d'Etat et maire en exercice de Draveil ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Après un faux départ en décembre 2017, le procès pour viols en réunion de l'ex-secrétaire d'Etat et maire en exercice de Draveil (Essonne) Georges Tron se tiendra du 22 octobre au 16 novembre, a-t-on appris auprès du parquet général de la Cour d'appel de Paris.

Quatre semaines sont prévues devant les assises de Seine-Saint-Denis - du ressort de cette cour d'appel - pour juger l'élu LR et son ancienne adjointe Brigitte Gruel qui nient en bloc les accusations de viols et agressions sexuelles portées par deux anciennes employées municipales.

En décembre 2017, cette affaire devait être jugée durant neuf jours, mais avait été renvoyée au soir du quatrième: d'incident en incident, les débats avaient pris du retard et le président de la cour d'assises avait fini par reporter le procès après avoir été désavoué par la défense de Georges Tron.

Son conseil Eric Dupond-Moretti avait ainsi révélé à l'audience que lors d'une conversation privée avec des avocats, le magistrat avait confié qu'il aurait préféré "que ce soit une femme qui préside".

Le procès s'était ouvert quelques semaines après la déflagration Harry Weinstein et le déferlement de récits de violences sexuelles qui a suivi. Ce contexte avait semblé accentuer la fébrilité des débats, ponctués d'invectives entre la défense et les parties civiles.

Le procès repartira de zéro à l'automne, avec une durée sensiblement allongée pour entendre les dizaines de personnes appelées à témoigner.

Le scandale avait éclaté en mai 2011 dans le sillage de l'arrestation à New York de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, mettant soudain en lumière la passion de Georges Tron pour la réflexologie plantaire.

Mais ce qui vaut au maire de Draveil d'être renvoyé devant les assises va au-delà de massages de pied impromptus : Virginie Ettel et Eva Loubrieu disent avoir subi des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010, sans être capables de s'y opposer, tétanisées face à leur employeur et son adjointe.

Georges Tron avait démissionné de ses fonctions de secrétaire d'Etat à la Fonction publique (2010-2011), mais pas de sa mairie de l'Essonne (30.000 habitants) à la tête de laquelle il a été réélu en 2014.

Dans la même thématique

Paris : Deux policiers blesses par balle comissariat 13 eme arrondissment
4min

Politique

Sécurité : que proposent les grands blocs politiques pour les élections législatives ?

Ce lundi 14 juin, la campagne pour les élections législatives s’est ouverte, et les programmes des principales forces politiques ont été dévoilés. La sécurité est au cœur du débat et suscite une attention tout particulière au sein de l’opinion publique. Petit aperçu des différentes propositions et promesses sur ce sujet clivant entre les partis.

Le

Rentree scolaire Ecole Primaire Maternelle Saint-Philippe a Nice
7min

Politique

Législatives anticipées : que proposent les trois blocs sur l’éducation ?

Après le pouvoir d’achat, la sécurité et l’immigration, l’éducation divise les différents candidats aux élections législatives. Si le programme gouvernemental sur l’école est bien connu, les deux autres blocs politiques en lice pour les élections législatives prônent des mesures radicalement opposées.

Le

Paris : Auditions au MEDEF
6min

Politique

Législatives : ces sénateurs tentés par la ligne Ciotti/Bardella

Depuis l’alliance annoncée entre Éric Ciotti et Jordan Bardella aux élections législatives, les sénateurs du groupe LR du Sénat font officiellement bloc derrière la ligne d’autonomie définie par le bureau politique du parti. Mais dans cette campagne éclair, certains expriment leurs divergences. Après les 7 juillet, elles pourraient bien s’accentuer.

Le