« Gilets jaunes »: au président de « trouver les mots et les réponses » estime la presse
La presse enjoint lundi à Emmanuel Macron de "trouver les mots et les réponses" à la colère populaire, alors que le gouvernement...

« Gilets jaunes »: au président de « trouver les mots et les réponses » estime la presse

La presse enjoint lundi à Emmanuel Macron de "trouver les mots et les réponses" à la colère populaire, alors que le gouvernement...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

La presse enjoint lundi à Emmanuel Macron de "trouver les mots et les réponses" à la colère populaire, alors que le gouvernement cherche à sortir de la crise provoquée par les émeutes qui ont secoué Paris samedi.

"Emmanuel Macron se doit de trouver les mots et les réponses concrètes de nature à apaiser le pays", estime Stéphane Albouy dans Le Parisien.

À la une, Libération affiche un président "submergé" et noyé dans le jaune. Son directeur de la rédaction, Laurent Joffrin, juge que le président "a le choix entre deux rôles: celui du pompier et celui du pyromane". "La France peut-elle affronter les défis du siècle qui commence sans y associer le peuple?", s'interroge-t-il.

"Comment ça s'éteint ce truc?", s'exclame un Macron en pompier dans le dessin de Kak à la Une de l'Opinion. "Aucune idée", lui répond un "gilet jaune". L'éditorialiste Olivier Auguste pense que "la pression ne retombera pas sans un geste fort, compréhensible, immédiat sur ce qui a été le déclencheur du mouvement: le trop-plein fiscal."

"La France sous le choc attend des réponses. le président de la République doit trouver une issue à un conflit qui s'éternise", affirme également Le Figaro à la une.

Guillaume Tabard, toujours dans le journal conservateur, pense que les propositions de Laurent Berger de la CFDT ou d'Olivier Faure du PS "s'accordent davantage à la nature de la contestation" et trouve que c'est "plus par l'humilité des liens renoués que par l'éclat d'un coup politique que Macron s'en sortira."

-"Comment en sortir ?"-

"Seule réponse possible: la justice sociale" clame l'Humanité dès la une. Le directeur du quotidien communiste Patrick Le Hyaric considère que le pouvoir doit répondre "concrètement, notamment par l’augmentation des salaires et par la justice fiscale."

"Comment en sortir?": la question revient également à la une de La Croix, où Guillaume Goubert pense qu'une des solutions serait de "refonder la fiscalité". Pour l'éditorialiste du quotidien catholique, il faut "mettre fin aux violences et amorcer une sortie de crise par le dialogue".

"Emmanuel Macron, la cible numéro un des 'gilets jaunes', se met en seconde ligne", déplore de son côté Cécile Cornudet dans Les Échos. "Le chef de l'État cherche à faire retomber la pression qui le vise. Tout comme il espère encore sauver sa ligne économique et partant, la suite de son quinquennat", analyse-t-elle.

"Le gouvernement ne peut plus se contenter de répéter qu'il garde le cap. Il doit écouter le sage Gérard Larcher, qui rappelle qu'en navigation, garder le cap c'est aussi avoir l’intelligence des situations", tranche Bruno Dive dans Sud-Ouest.

"Quand un pouvoir déplore ne pas savoir à qui parler ni comment parler, c'est qu’il a perdu la faculté de comprendre", assène Pierre Fréhel dans Le Républicain Lorrain.

"Ni eux (les "gilets jaunes", ndlr) ni tous ceux qui les approuvent n'attendaient de l'élection de ce président qu'elle leur assigne un rôle de classe payante et non payée en retour", soutient Didier Rose (Les Dernières Nouvelles d'Alsace).

"Il va falloir aller vite. Parler juste, faire simple mais bien", conclut Géraldine Baehr de L'Union et L'Ardennais, en rappellant que le pouvoir a "cinq jours pour sortir de la crise" avant peut-être de nouvelles manifestations samedi.

"Le président de la République n'a plus d'autres choix que de mettre sur la table des mesures concrètes", estime Yann Marec du Midi Libre, "sans quoi, l'Acte 4 de la révolution en marche pourrait faire mal au pays", prévient-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Gilets jaunes »: au président de « trouver les mots et les réponses » estime la presse
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

« Gilets jaunes »: au président de « trouver les mots et les réponses » estime la presse
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le

« Gilets jaunes »: au président de « trouver les mots et les réponses » estime la presse
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat, divisé, vide le texte de sa substance en rejetant l’article phare sur « l’aide à mourir »

Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
4min

Politique

Budget : quand Sébastien Lecornu zappe les sénateurs dans sa lettre aux parlementaires…

Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.

Le