« Gilets jaunes »: les routiers ne rejoindront pas le mouvement
Les transporteurs routiers ont dit lundi qu'ils ne voulaient pas être associés au mouvement des gilets jaunes, malgré la...

« Gilets jaunes »: les routiers ne rejoindront pas le mouvement

Les transporteurs routiers ont dit lundi qu'ils ne voulaient pas être associés au mouvement des gilets jaunes, malgré la...
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Les transporteurs routiers ont dit lundi qu'ils ne voulaient pas être associés au mouvement des gilets jaunes, malgré la participation de certains camionneurs, et appellent le gouvernement à dégager les routes.

"Les organisations professionnelles entendent rappeler que les entreprises de transport ont pris leurs responsabilités en ne se joignant pas au mouvement" des gilets jaunes, a indiqué dans un communiqué la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), première organisation du secteur.

"En effet, même si celles-ci comprennent les motivations des manifestants, leur situation économique tendue ne leur permet pas de perdre des journées de travail", a-t-elle expliqué.

Déplorant que des camions sont pris "dans divers blocages et barrages", la FNTR et ses alliés (TFL, Unostra et Chambre syndicale du déménagement) ont appelé le gouvernement "à prendre ses propres responsabilités, soit en entamant un processus de négociation avec les gilets jaunes, soit en faisant respecter la liberté de circulation des opérateurs économiques".

"Dans tout autre cas, les organisations professionnelles du transport routier de marchandises interviendront pour préserver les intérêts des transporteurs et la sécurité de leurs personnels", ont-ils menacé, sans autre précision.

L'Organisation des transporteurs routiers européens (Otre), une autre fédération de professionnels de la route, a confirmé dans un communiqué que les "transporteurs ne sont pas engagés dans le mouvement des gilets jaunes".

"Depuis ce matin (de lundi), des poids lourds sont bloqués, contre leur gré, en divers points du territoire. Si certaines initiatives peuvent voir le jour, elles sont l'oeuvre de conducteurs isolés utilisant les véhicules contre la volonté des chefs d'entreprises", a regretté l'Otre.

"Si l'Otre respecte le droit à manifester, elle réaffirme qu'il est hors de question de se lier à une action dont on ne connaît pas ou peu les organisateurs", a-t-elle ajouté, jugeant aussi que "sur le fond, les revendications des professionnels routiers, chefs d'entreprise, ne sont pas celles de ces citoyens"

La ministre des Transports Elisabeth Borne avait assuré lundi matin sur Franceinfo que les organisations de transport routier "ne (souhaitaient) pas renter dans ce mouvement".

"Par contre (...) sur certains barrages, les gilets jaunes empêchent les poids lourds de circuler. Vous avez des poids lourds qui se retrouvent bloqués sur ces barrages", avait-elle déploré.

"Les transporteurs routiers ont leur sujet, on en discute avec eux, mais ils ne souhaitent pas être solidaires de ce mouvement", même s'il y a bien "quelques cas isolés" de routiers l'ayant rejoint, a insisté la ministre des Transports.

Le gouvernement cherche 500 millions d'euros par an, à partir du budget 2020, pour compléter le financement des infrastructures, et songe à faire payer davantage les poids lourds, y compris les camions étrangers traversant la France. Aucune décision n'a encore été prise à ce sujet, qui inquiète fortement les routiers français.

Plus généralement, Elisabeth Borne a estimé sur Franceinfo que "les Français veulent aussi qu'on leur laisse la liberté de circuler".

"Manifester oui, bloquer non", a-t-elle résumé. "Il y a des Français qui veulent exprimer leur colère avec leurs gilets jaunes, il y a des Français qui veulent aller travailler et qui veulent qu'on les laissent circuler."

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