Handicap: scolarisation, autisme et revalorisation de l’AAH, les priorité du gouvernement
Scolarisation, allocation adulte handicapé à 900 euros et lancement du 4e plan autisme: la secrétaire d’État aux Personnes...

Handicap: scolarisation, autisme et revalorisation de l’AAH, les priorité du gouvernement

Scolarisation, allocation adulte handicapé à 900 euros et lancement du 4e plan autisme: la secrétaire d’État aux Personnes...
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Scolarisation, allocation adulte handicapé à 900 euros et lancement du 4e plan autisme: la secrétaire d’État aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel, a détaillé mardi les chantiers "urgents" concernant le handicap, une des "priorités du quinquennat".

Interrogée par la Commission aux affaires sociales de l'Assemblée nationale, Mme Cluzel a dit avoir "commencé à travailler" à la revalorisation de l'allocation adulte handicapé (AAH), l'une des promesses de campagne d'Emmanuel Macron.

"Il faut un minimum de ressources qui soit digne et respectueux des besoins. Aujourd'hui, l'AAH est à 810 euros mensuels, en-dessous du seuil de pauvreté, l'engagement c'est de le porter à 900 euros", a-t-elle dit aux députés, sans préciser le calendrier.

Cette allocation concerne un million de personnes en situation de handicap, majoritairement sans emploi. Le seuil de pauvreté se situe autour de 1.000 euros.

Concernant la scolarisation des enfants en situation de handicap, un "comité de pilotage" a été mis en place avec le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, "pour essayer de résoudre tous les problèmes des élèves handicapés avant la rentrée: le manque de places dans les dispositifs collectifs de scolarisation ou les problèmes d'accompagnants", a annoncé Mme Cluzel.

Selon elle, "40 à 45% des élèves ont besoin d'être accompagnés" et "beaucoup sont à l'école sans accompagnants, un sujet qui inquiète les parents".

Pour cette ancienne présidente de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph), il faudra en outre, "dès la rentrée passée", "ouvrir le chantier de rénovation de la professionnalisation des accompagnants" d'enfants handicapés.

Enfin, concernant la prise en charge des troubles du spectre autistique (TSA), qui touchent quelque 650.000 enfants et adultes, Mme Cluzel a estimé que la France avait "encore du retard".

Le 4e plan autisme, dont la concertation été lancée en juillet à l’Élysée, doit être annoncé début 2018.

Ce nouveau plan s'articulera en cinq axes: la prise en charge précoce de ce trouble neuro-développemental, la scolarisation des enfants atteints d'autisme, la prise en compte des besoins des personnes adultes dans leur vie sociale et professionnelle, la prise en compte des parcours des familles, et le besoin de recherche sur ce trouble, a-t-elle développé.

Mme Cluzel s'est engagée à "revenir à l'automne" devant les députés pour "faire un point de la concertation".

Le premier comité interministériel du handicap (CIH) du quinquennat se réunira "fin septembre-début octobre", a-t-elle en outre annoncé.

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