Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
Philippe Brun, depute du groupe Socialistes et apparentes et candidat a la primaire du parti socialiste pour la presidentielle 2027. Seance hebdomadaire des questions au gouvernement avec les ministres et les deputes le 15 juillet 2026 a l Assemblee nationale a Paris. Paris, FRANCE – 16/07/2026 Philippe Brun, deputy of Socialistes et apparentes group and candidate to the primary of Socialist party for the French presidential electiions 2027. Weekly session of questions of the government with ministers and MPs on July 15, 2026 at the National Assembly. Paris, FRANCE - 16/07/2026//HARSIN_QAGASSEMBLEENATIONALE039/Credit:ISA HARSIN/SIPA/2607161158

Il y aura cinq candidats à la primaire PS, mais pas Philippe Brun, exclu suite à des « accusations de violence »

Surprise, le député PS de l’Eure est suspendu du PS et exclu de la primaire. Son ex-collaboratrice l’a mis en cause. « J’ignore ce qui m’est reproché. Je n’ai pas été entendu par les commissions du parti », s’est étonné Philippe Brun.
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On connaît officiellement les candidats à la primaire PS/Place Publique/GRS (Gauche républicaine et socialiste). Ce sera le patron du PS, Olivier Faure, l’ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, le député PS Jérôme Guedj, qui ont obtenu les parrainages nécessaires, et bien sûr le leader de Place Publique, Raphaël Glucksmann, et le député ex-PS Emmanuel Maurel, à la tête de la GRS.

Mais coup de théâtre de dernière minute : le député PS Philippe Brun, qui a pourtant obtenu les parrainages, ne sera pas candidat. Le député de l’Eure est mis cause pour des « accusations de violence ». En conséquence, il a été exclu de la primaire.

« Le Parti socialiste ne transige ni sur la défense des droits des femmes, ni sur l’exemplarité qui doit être la sienne »

« La direction nationale du Parti socialiste a été informée hier soir de faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale concernant le candidat Philippe Brun », a annoncé ce mercredi matin le PS dans un communiqué. « Conformément à l’article 4.3.4 de nos statuts, le bureau national a suspendu à titre conservatoire Philippe Brun, dont la candidature à la primaire n’a pas été ratifiée, à l’unanimité moins une opposition et trois abstentions », ajoute le parti.

« Le Parti socialiste ne transige ni sur la défense des droits des femmes, ni sur l’exemplarité qui doit être la sienne. Nous nous devons de respecter et d’entendre la parole recueillie », ajoute le communiqué, tout en ajoutant aussitôt que « le Parti socialiste ne se substitue pas aux instances et juridictions compétentes. Celles-ci se prononceront par la suite dans le respect de l’État de droit et de la présomption d’innocence ».

« Je constate que sur la foi d’un signalement envoyé hier à 23h50 on empêche un parlementaire ayant réuni tous ses parrainages d’être candidat »

« J’ai appris avec stupeur ce matin ma suspension conservatoire du Parti socialiste et mon interdiction de pouvoir me présenter à la primaire. Une ancienne collaboratrice que j’ai licenciée pour faute grave aurait saisi hier à 23h50 la direction du parti de faits « pouvant être qualifiés pénalement ». Je ne connais pas ces faits. J’ignore ce qui m’est reproché. Je n’ai pas été entendu par les commissions du parti. Je constate que sur la foi d’un signalement envoyé hier à 23h50 on empêche un parlementaire ayant réuni tous ses parrainages d’être candidat », a réagi sur X Philippe Brun, ne cachant pas son étonnement.

 

« Le mot sexuel n’a pas été prononcé »

Philippe Brun a été suspendu de son parti « en raison d’accusations de violence », a affirmé à l’AFP Patrick Mennucci, qui préside la commission d’organisation de la primaire. Ne précisant pas la nature de ces violences supposées, le responsable ajoute que « le mot sexuel n’a pas été prononcé ». Une autre responsable du PS confirme aussi à publicsenat.fr qu’il s’agirait « de fait de violence ». Côté PS, on explique ne pas avoir su « avant-hier soir qu’il y avait un sujet au pénal ».

Le vote, qui se déroulera électroniquement, aura lieu pour le premier tour du vendredi 9 octobre, 8 heures, jusqu’au samedi 10 octobre, à 20 heures. En cas de second tour, il se déroulera du vendredi 16 octobre, 8 heures, jusqu’au samedi 17, 20 heures.

Trois débats TV

Sur le plan politique, la suite se jouera notamment sur les plateaux télés, avec trois débats prévus. Un seul était à l’origine dans les tuyaux, les équipes de Raphaël Glucksmann préférant cette formule au nom de la défense du service public. Mais face à la polémique, il y aura finalement trois débats pour départager les candidats : le 23 septembre sur LCI, le 1er octobre sur France 2 et le 4 octobre sur BFMTV.

Auront droit de voter les adhérents du PS, de Place publique et de la GRS à jour de cotisations, au moins trois jours avant le premier tour. Les sympathisants de gauche qui ne sont membres d’aucun des partis et qui souhaitent voter à cette primaire pourront le faire en s’acquittant d’une participation de 15 euros. Un tarif social de 10 euros est prévu pour les faibles revenus.

Ruffin et Hollande pas candidat

Il n’y aura pas d’autre candidat. Le député ex-LFI, François Ruffin, qui espérait pouvoir rejoindre la primaire, il a jeté l’éponge, face au refus de Raphaël Glucksmann de le voir y participer. Le banquier d’affaires Matthieu Pigasse, qui a un temps envisagé de se lancer, a lui aussi affirmé dimanche à la Fête de l’Humanité s’être retrouvé face à un « bunker dans lequel personne ne peut entrer ».

Quant à François Hollande, ou le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, qui se verraient bien être candidats en 2027, ils optent pour une démarche parallèle et ne participent pas à la primaire.

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