Jean Lassalle « envisage fortement de se retirer » de la course à la présidentielle
Lors de son grand oral devant les élus locaux, Jean Lassalle a fait part de ses hésitations sur les suites à donner à sa candidature. Face à son manque de visibilité médiatique et la situation politique du pays, le candidat « se pose fortement » la question de renoncer, mais ne veut pas se laisser abattre pour autant.

Jean Lassalle « envisage fortement de se retirer » de la course à la présidentielle

Lors de son grand oral devant les élus locaux, Jean Lassalle a fait part de ses hésitations sur les suites à donner à sa candidature. Face à son manque de visibilité médiatique et la situation politique du pays, le candidat « se pose fortement » la question de renoncer, mais ne veut pas se laisser abattre pour autant.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Je ne sais pas si je serai encore candidat ce soir. » Cette phrase, lâchée au détour d’une réponse sur la gestion de l’eau par les collectivités territoriales, sonne comme un aveu. Probablement parce que c’en est un. Jean Lassalle s’est « posé fortement la question » des suites de sa candidature, ce matin lors de son grand oral devant les élus locaux : « Oui j’envisage fortement de me retirer à l’heure qu’il est. Je participe à une campagne où personne ne me demande rien. Il y a un moment où l’on ne peut plus faire semblant. Je me pose la question ce matin, j’aurai répondu ce soir. » « Surtout devant vous », ajoute le député des Pyrénées-Atlantiques et ancien maire de Lourdios-Ichère pendant 42 ans, qui s’enflamme curieusement au moment où il évoque un potentiel renoncement : « Je suis heureux que le calendrier m’ait donné cette chance inouïe de me poser la question le matin où j’avais rendez-vous avec vous. J’ai toujours eu la baraka dans ma vie. Vive les élus de France, vive la République, vive la France ! »

« Si je peux me permettre le conseil du vieux, n’abdiquez pas ! »

Au-delà de son cas personnel, c’est une sorte de résignation générale qui semble motiver les doutes de Jean Lassalle : « Cette élection n’a plus aucun sens. C’est l’élection suprême de l’un des plus grands pays du monde et regardez ce qu’il reste : deux malheureux débats auxquels je ne serai pas invité. J’ai eu le bonheur d’assister à l’ascension de M. Zemmour, la joie de participer aux primaires des écolos, et aux primaires des Républicains, que j’avais connu à un autre niveau. »

Mais Jean Lassalle ne semble pas abattu pour autant et adresse un dernier hommage aux élus locaux présents, sur fond d’autocritique : « Si je peux me permettre le conseil du vieux, n’abdiquez pas. Je continuerai le combat, je formerai des jeunes, je leur apprendrai à être plus courageux que nous. Nous n’avons été que des lâches au cours de ces 30 dernières années. Pas vous ! Vous, vous avez subi, mais à l’échelon que je représente, nous avons été lâches. »

Partager cet article

Dans la même thématique

5min

Politique

Conférence Travail et Retraites : « Si on veut avancer sur les retraites, il faut passer par la case travail »

Alors que la bataille à laquelle se livrent l’exécutif et les députés sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale bat son plein à l’Assemblée nationale, les partenaires sociaux se réunissent ce matin pour la première plénière de la conférence sur les retraites. Souhaitée par Sébastien Lecornu, le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou y voit une « démarche moderne et inédite », souhaitant replacer le travail au cœur des débats.

Le