Le tribunal administratif de Paris a rejeté lundi un recours en référé-liberté de la chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova contre son expulsion du territoire et le gel de ses avoirs, faute d’avoir démontré une « extrême urgence ».
Xenia Fedorova, assignée depuis mercredi à résidence, n’a exposé « aucun besoin de sortir du territoire parisien », « sollicité aucune autorisation auprès du préfet de police » et s’est limitée « à indiquer, sans aucune précision, que l’obligation de pointage lui cause une gêne », a indiqué le tribunal dans un communiqué. En conséquence, « le juge des référés a estimé que la condition d’extrême urgence ne pouvait être retenue ».
« Pour obtenir la suspension de l’exécution de ces décisions, Xenia Fedorova, qui avait le choix entre la procédure du référé suspension, subordonnée à la démonstration d’une urgence, et celle du référé liberté, subordonnée à la démonstration d’une extrême urgence justifiant des mesures dans les quarante-huit heures, a décidé d’introduire cette dernière action », relèvent les magistrats.
Or, cette procédure « ne pouvait pas se limiter à invoquer des présomptions qui ne s’appliquent pas à sa situation, mais devait faire état des graves incidences personnelles résultant pour elle des décisions contestées, ce qu’elle ne (fait) pas dans sa requête », poursuivent-ils.
Xenia Fedorova a quitté le territoire français
Son avocat a annoncé que sa cliente ne se trouvait pas en France et qu’elle ne comptait pas y revenir sans avoir préalablement obtenu la suspension de son expulsion. « Ma cliente était déjà à l’étranger, en vacances, lorsqu’elle a été informée des mesures prises à son encontre. Elle n’envisage de revenir en France que lorsque l’arrêté d’expulsion aura été suspendu ou annulé », explique à l’AFP Maître Emmanuel Piwnica, en indiquant qu’elle « entend contester cette décision ».