- Quand est-ce que se tient le scrutin ?
Le scrutin se tient dans les préfectures des 63 départements renouvelables, le dimanche 27 septembre 2026. Le dépôt des candidatures a lieu du 7 au 11 septembre 2026.
Les 348 sièges de sénateurs sont divisés en deux séries. Cette année, c’est la série 2 qui est renouvelable : cette série représente 178 sièges de sénateurs, dans 63 différentes circonscriptions en France. La série 1, qui comporte 170 sièges, a été renouvelée lors des élections sénatoriales de septembre 2023. En septembre 2026, sont ainsi concernés, les départements 01 (Ain) à 36 (Indre) puis de 67 (Bas-Rhin) à 74 (Haute-Savoie), également la Seine-Maritime (76), les départements numéro 79 (Deux-Sèvres) à 90 (Territoire de Belfort). Enfin, la Guyane (973), Saint-Barthélemy (977), Saint-Martin (978), Wallis-et-Futuna (986), la Polynésie française (987) et la série 2 des Français établis hors de France sont concernés.
Tout citoyen de nationalité française de plus de 24 ans peut être candidat aux élections sénatoriales. Le plus souvent les candidats aux élections sénatoriales sont des personnalités de la vie politique locale. Ainsi les sénateurs ont souvent eu une des fonctions électives à l’échelon municipal ou départemental avant d’être élu à la chambre haute du Parlement.
- Comment se déroulent les élections sénatoriales ?
Le mode de scrutin des élections sénatoriales est le suffrage universel indirect. Les sénateurs sont élus par les grands électeurs, qui sont les autres élus de la République. Ainsi les maires, les conseillers municipaux, les élus régionaux, départementaux et les parlementaires sont appelés aux urnes. Ces grands électeurs sont au nombre de 162 000, en 2026. Ce corps électoral est à 95 % composé de conseillers municipaux. Le vote est obligatoire.
Afin d’équilibrer le poids électoral des villes par rapport aux communes rurales, on rajoute des grands électeurs dans les communes de plus de 30 000 habitants. Ces délégués supplémentaires se rajoutent ainsi pour compenser le poids démographique des grandes villes. Ainsi, par exemple, dans la Ville de Rouen, qui compte 118 000 habitants, les 55 membres du conseil municipal ont procédé à l’élection de 109 délégués supplémentaires. A l’inverse, dans les communes de moins de 9 000 habitants, une élection s’est tenue en conseil municipal, le 5 juin, partout en France, pour désigner les grands électeurs parmi les conseillers municipaux.
- Pourquoi y a-t-il deux types de scrutin aux sénatoriales ?
Les sénateurs sont élus au scrutin majoritaire dans les départements les moins peuplés, qui ne désignent qu’un ou deux sénateurs. L’élection ressemble alors à celle des députés, il peut y avoir un premier puis un second tour, en cas de ballottage. Dans les départements où l’on élit trois sénateurs et plus, le mode de scrutin change. Il s’agit alors d’un scrutin proportionnel. Les sièges sont répartis entre les listes selon les voix obtenues.
- Pourquoi les élections sénatoriales sont liées au scrutin municipal ?
Les élections municipales influent directement sur les élections sénatoriales à cause du poids des conseillers municipaux dans le total du nombre de grands électeurs en France. Ainsi des partis politiques en forte dynamique aux élections municipales verront également leur représentation au Sénat évoluer. Ainsi les écologistes ont pu à nouveau former un groupe politique en 2020, après la « vague verte » des municipales de la même année. En remportant le scrutin à Bordeaux, Strasbourg, Lyon, les écologistes avaient ainsi gagné 6 sièges de sénateurs.
- Quels sont les grands enjeux politiques en 2026 ?
Cette année, les écologistes ne sont pas en dynamique, contrairement à 2020. Le groupe s’attend à perdre des élus. Cette élection sénatoriale pourrait être marquée par l’arrivée en force de sénateurs du Rassemblement national. Avec 70 communes et 3.000 conseillers municipaux, le parti à la flamme pourrait parvenir à passer la barre des 10 sénateurs nécessaires pour obtenir un groupe politique au Sénat.
En septembre prochain, le groupe Les Républicains du Sénat devrait rester le premier groupe politique en effectif. Les LR pourraient perdre quelques sièges même si des terres de conquête se dessinent en Haute-Vienne avec la prise de Limoges et dans le Doubs avec celle de Besançon.
D’une façon générale, les équilibres politiques changent lentement au Sénat. Cela est lié au mode de scrutin indirect et au renouvellement de l’hémicycle par moitié.