La permanence d’un député LREM dégradée à Poitiers, une autre à Paris
Le député LREM de la Vienne Sacha Houlié a annoncé vendredi sur Twitter avoir porté plainte après des dégradations commises dans...

La permanence d’un député LREM dégradée à Poitiers, une autre à Paris

Le député LREM de la Vienne Sacha Houlié a annoncé vendredi sur Twitter avoir porté plainte après des dégradations commises dans...
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Le député LREM de la Vienne Sacha Houlié a annoncé vendredi sur Twitter avoir porté plainte après des dégradations commises dans la nuit sur sa permanence à Poitiers, où des inscriptions ont été taguées et de la paille déposée.

Les photos publiées par M. Houlié dans son message montrent les inscriptions "Vendu" et "Peuple Insoumis" écrites en rouge sur la vitrine, ainsi qu'une affiche le représentant barrée d'une croix rouge.

"Les lâches, les couards et les agitateurs ne me feront jamais taire. Plainte déposée. Cette dégradation, qu'elle soit l’œuvre des insoumis ou des Gilets Jaunes, j’attends qu’ils s’en expliquent, s’en excusent et la réparent", écrit le député.

C'est aussi le cas de la députée LREM de Paris Olivia Grégoire, qui a indiqué vendredi sur Twitter que sa permanence a "fait l'objet de dégradations". Sa photo qui couvre la devanture porte maintenant "un anglicisme tagué sur le front" et "les yeux abîmés". Elle a précisé qu'une "plainte" était "en cours".

Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, a commenté sur Twitter que ces "manœuvres d’intimidation n’ont pas leur place en démocratie".

Plusieurs bureaux d'élus de la majorité ont connu le même sort depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" et certains élus ont fait l'objet de menaces, sur les réseaux sociaux mais aussi près de leurs domiciles.

Juste avant Noël, la devanture de la permanence du député LREM des Deux-Sèvres Guillaume Chiche avait ainsi été dégradée et le bureau du député LREM de l'Hérault Philippe Huppé avait été tagué.

M. Chiche avait alors reçu le soutien du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui avait dénoncé un "acte odieux", le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand déplorant que des députés soient "une nouvelle fois atteints par des agressions diverses".

Le 31 décembre, le député LREM de Gironde Florent Boudié avait annoncé son intention de porter plainte pour "provocation à la haine" après la découverte sur les murs de sa permanence à Libourne (Gironde) de tags qu'il attribuait à la "mouvance identitaire, antimusulmans et antimigrants". Il avait également fait état des messages haineux reçus par courriel.

Ce député, membre de la commission des Lois, travaille actuellement à l'Assemblée nationale "pour donner à l'islam de France un cadre et des règles" ainsi que "pour apporter une réponse humaine et digne à la question de la rétention des enfants étrangers en situation irrégulière".

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