Le maire de Marseille exhorte son camp à s’unir face à l’extrême droite
Le maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin a exhorté lundi son camp à s'unir face à la menace de l'extrême droite dans la cité...

Le maire de Marseille exhorte son camp à s’unir face à l’extrême droite

Le maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin a exhorté lundi son camp à s'unir face à la menace de l'extrême droite dans la cité...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin a exhorté lundi son camp à s'unir face à la menace de l'extrême droite dans la cité phocéenne, où la droite part divisée pour les municipales qui marqueront la fin de sa vie politique.

"J'aimerais qu'on arrive à une unité de candidature car c'est trop grave", a déclaré M. Gaudin lors de ses voeux à la presse, évoquant la menace d'une victoire du Rassemblement national. "Ce risque est énorme", a jugé l'ancien sénateur qui, à 80 ans dont 25 à la tête de la deuxième ville de France, ne se représentera pas en mars.

"Je ne peux pas rester à l'écart, j'essaie quotidiennement de faire un rapprochement" entre Martine Vassal (investie par Les Républicains) et Bruno Gilles, sénateur ex-LR et candidat dissident, a assuré le maire de Marseille.

M. Gaudin a réaffirmé son souhait de voir Bruno Gilles "conduire une liste LR et du centre au sénat en septembre": "Il m'a dit que ça ne l'intéressait plus, les bras m'en tombent". "Je crois que Mme Vassal a fait d'autres propositions à M. Gilles", a-t-il ajouté. La présidente de la métropole Aix-Marseille Provence et du département des Bouches-du-Rhône a été adoubée par le maire dès sa déclaration de candidature en septembre.

Evoquant par ailleurs le bilan de son action en 25 ans de mandat à quelques semaines de son départ de l'hôtel de ville, M. Gaudin s'est félicité en premier lieu de la baisse du chômage "qui était à quasiment 22% quand je suis devenu maire et qui est à 11% environ aujourd'hui".

Ce chiffre est supérieur à la moyenne nationale et le maire a assuré partager l'avis de ceux qui pensent "que c'est encore trop". "Mais enfin, c'est mieux et même beaucoup mieux", a-t-il tonné.

"On a transformé Marseille", a-t-il aussi insisté en évoquant notamment le nombre de passagers de croisières passé de "19.000 en 1995" à près de deux millions en 2019, la zone de requalification urbaine Euromed près du port avec "ses 8.000 entreprises", l'ouverture du Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (Mucem), ou le nombre d'habitants en "hausse de 8% en 20 ans".

Se disant toujours "hanté" par l'effondrement de deux immeubles insalubres qui avait fait huit morts en novembre 2018, le maire a aussi défendu la politique de la ville, malgré les critiques accusant les autorités de négligence face au problème du logement insalubre.

"Quand on dit que la ville n'avait rien fait sur le logement indigne c'est faux", a déclaré M. Gaudin en égrenant des exemples de chantiers de réhabilitation en cours et passés dans plusieurs quartiers.

Selon la Fondation Abbé Pierre, 100.000 personnes vivent dans des "taudis" à Marseille.

En 25 ans, "oui, j'ai fait des choses bien, et, oui il y en a que je n'ai pas pu réaliser", a reconnu M. Gaudin. Parmi ses regrets? "J'aurais voulu faire un aquarium, un casino, j'aurais voulu un téléphérique".

Ecartant toute candidature en politique après la fin de son mandat, il veut publier ses mémoires à l'automne. En profitera-t-il pour régler des comptes? "Oui", répond-il sans hésiter.

Outre Mme Vassal et M. Gilles, parmi les candidats à la succession de Jean-Claude Gaudin figurent le sénateur RN Stéphane Ravier, Sébastien Barles pour EELV, l'élue écologiste Michèle Rubirola à la tête d'une union de la gauche, l'ancien président de l'université d'Aix-Marseille Yvon Berland, soutenu par LREM, ou encore la sénatrice ex-PS Samia Ghali.

Partager cet article

Dans la même thématique

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le

EdouardBalladur
6min

Politique

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans 

Edouard Balladur, Premier ministre de mars 1993 à mai 1995, est décédé lundi à Paris à l'âge de 97 ans. Secrétaire général de l’Elysée sous Pompidou, député, ministre de l’Economie et des finances, c’est surtout son passage à Matignon lors de la deuxième cohabitation qu’Édouard Balladur affirmera son statut d’homme d’Etat. Après son échec au premier tour de la présidentielle de 1995 sur fond de division de la droite, il ne parviendra jamais à revenir au premier plan du paysage politique, mais demeurera une personnalité incontournable de la Vème République.

Le

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le