Le Maire « favorable » au référendum d’initiative citoyenne, mais « encadré »
Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire s'est dit mercredi "favorable" à l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne,...

Le Maire « favorable » au référendum d’initiative citoyenne, mais « encadré »

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire s'est dit mercredi "favorable" à l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire s'est dit mercredi "favorable" à l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne, prôné par les "gilets jaunes", mais de façon "encadrée" et sans "revenir en arrière" sur les "progrès" accomplis par la société française.

"Moi, je considère qu'avoir un quinquennat où tout est décidé dès l'élection du président de la République et de sa majorité, et puis ensuite pendant cinq ans nous appliquons le programme sans redonner la parole aux citoyens, ça ne peut plus marcher", a estimé M. Le Maire, interrogé sur France Culture.

"Moi, je suis favorable au référendum d'initiative populaire. Pas sur tous les sujets: il faut l'encadrer, il faut prévoir une procédure qui soit cohérente", a ajouté le ministre, jugeant nécessaire notamment de ne "pas défaire tout ce qu'a construit notre société depuis des années".

"Le fait d'avoir aboli la peine de mort est un progrès considérable de la société française, de notre démocratie. Le fait d'avoir institué le mariage pour tous est à mes yeux un progrès. Il ne s'agit pas de revenir en arrière sur cette construction progressive de la société française", a-t-il insisté.

Pour le ministre de l'Économie, il est en revanche légitime de donner la parole "au peuple sur un certain nombre de sujets sur lesquels les choses ne sont pas encore tranchées".

"Permettre lorsqu'il y a un texte de loi qui est examiné à l'Assemblée nationale que le privilège des amendements ne soit pas réservé aux parlementaires, mais que sous une forme ou une autre les citoyens puissent aussi consulter la loi et l'amender, moi j'y suis ouvert", a-t-il ajouté.

L'instauration d'un référendum d'initiative populaire, ou "RIC", est réclamé depuis plusieurs semaines par le mouvement des "gilets jaunes", qui y voit une façon de redonner la "parole au peuple".

Ce mécanisme permettrait de déclencher une consultation sur la base d'une pétition populaire, sur des questions comme l'adoption ou la suppression d'une loi, le départ d'un responsable politique ou une révision constitutionnelle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le