Le mari de Forence Parly prend ses distances avec les industries de défense
L'époux de la nouvelle ministre des Armées, Florence Parly, par ailleurs patron de l'Agence des participations de l'Etat (APE),...

Le mari de Forence Parly prend ses distances avec les industries de défense

L'époux de la nouvelle ministre des Armées, Florence Parly, par ailleurs patron de l'Agence des participations de l'Etat (APE),...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'époux de la nouvelle ministre des Armées, Florence Parly, par ailleurs patron de l'Agence des participations de l'Etat (APE), Martin Vial, a mis entre parenthèses toutes ses responsabilités liées aux industries de défense, a-t-on annoncé lundi dans l'entourage de la ministre.

"Martin Vial s’est déporté de tous les sujets concernant les entreprises de la défense du portefeuille de l’Agence des participations de l’Etat", a-t-on indiqué au ministère des Armées.

Il s'engage ainsi à ne plus prendre de décision directe sur ces sujets, qui relèveront désormais du directeur général adjoint de l'APE.

L'Agence des participations de l'Etat (APE) est chargée de gérer le patrimoine de l'Etat actionnaire dans différentes industries et services.

Dans les secteurs liés à la défense, elle gère notamment des participations chez Safran (14%), Thales (26%) et Airbus (11%), selon un relevé en date du 6 juin sur le site du ministère de l'Economie.

Martin Vial sera également remplacé au sein du Conseil d'administration du groupe Thales - très présent dans le secteur de la Défense, notamment les réseaux de communication militaires - où il représentait l'Etat, a-t-on précisé dans l'entourage de la ministre.

Florence Parly a renoncé de son côté à ses mandats au sein des conseils d'administration du groupe de conseil en technologies Altran, du fabricant de terminaux de paiement Ingenico et de l'équipementier aéronautique Zodiac Aerospace.

"Pleinement consciente des responsabilités qui sont désormais les siennes depuis sa nomination en tant que ministre des Armées, elle a décidé de démissionner des instances en question. Il s'agit là d’une évidence au regard de ses nouvelles fonctions", a-t-on souligné de même source.

Toutes ses activités seront par ailleurs détaillées dans la déclaration de la ministre à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Florence Parly, qui a succédé le 21 juin à Sylvie Goulard à la tête du ministère des Armées, est une ancienne secrétaire d'Etat au budget (2000-2002), qui a ensuite fait carrière au sein du groupe Air France et à la SNCF, où elle dirigeait depuis un peu plus d'un an la division SNCF Voyageurs.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le