Le Pen qualifié de « nazi »: Jacques Séguéla relaxé
Le publicitaire Jacques Séguéla, poursuivi pour injure par le cofondateur du Front National Jean-Marie Le Pen, qu'il avait...

Le Pen qualifié de « nazi »: Jacques Séguéla relaxé

Le publicitaire Jacques Séguéla, poursuivi pour injure par le cofondateur du Front National Jean-Marie Le Pen, qu'il avait...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le publicitaire Jacques Séguéla, poursuivi pour injure par le cofondateur du Front National Jean-Marie Le Pen, qu'il avait qualifié de "nazi", a été relaxé mardi par le tribunal correctionnel de Paris.

La 17e chambre correctionnelle a débouté Jean-Marie Le Pen, partie civile, qui devra débourser un droit fixe de procédure de 127 euros.

Les motivations du tribunal n'étaient pas disponibles dans l'immédiat.

Le 20 octobre 2014, Jacques Séguéla avait prononcé sur BFMTV la phrase suivante: "C'est peut-être le dernier cadeau que François Hollande fera, un cadeau empoisonné à la démocratie, que d'être tellement faible, avec une droite qui est en train de s'entre-déchirer dans un duel à mort, et que ces deux monstres de droite et de gauche nous livrent pieds et poings liés à la fille de ce nazi".

Jacques Séguéla, qui débattait avec Serge Moati, s'exprimait à la suite de la diffusion d'un extrait d'interview dans lequel Jean-Marie Le Pen disait, au sujet de l'Occupation: "Je crois que, pour ma part, Vichy a fait ce qu'il pouvait contre un horrible malheur qui venait de se produire et dont étaient responsables les gens qui avaient dirigé le pays".

Jean-Marie Le Pen avait porté plainte pour injure, qualifiant dans un communiqué M. Séguéla d'"habitué de l'insulte".

Au cours de l'audience, en mai, l'avocat de Jacques Séguéla avait notamment plaidé "l'excuse de provocation", au regard de nombreuses déclarations polémiques de Jean-Marie Le Pen.

L'ancien président du FN (de 1972 à 2011), a déjà été condamné par le passé pour des saillies de natures diverses, notamment pour avoir qualifié les chambres à gaz de "détail" de la Seconde Guerre mondiale ou affirmé que l'Occupation n'aurait pas été "particulièrement inhumaine".

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen qualifié de « nazi »: Jacques Séguéla relaxé
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le