« Nous soutenons les revendications mais pas la récupération politique de La France insoumise », a indiqué dans la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous » la sénatrice RN, présidente du groupe Union nationale pour les territoires, Edwige Diaz, interrogée sur le mouvement lycéen qui ne faiblit pas. « Bloquer, casser, brûler, ce n’est pas une solution. Ce n’est pas aux contribuables de payer. C’est aux délinquants et, s’ils sont mineurs, eh bien, c’est aux parents », a-t-elle martelé alors qu’un nouveau projet de loi « casseurs-payeurs » revient sur le devant de la scène et sera examiné au Sénat le 27 octobre.
La sénatrice, ancienne députée, a rappelé que son groupe à l’Assemblée avait aussi déposé un texte en ce sens. « Il a été rejeté par l’ensemble des groupes de l’Assemblée quand j’y étais », a-t-elle regretté.
Le projet de loi du gouvernement vise à instaurer un nouveau régime de responsabilité civile qui permettrait de faire payer l’ensemble des personnes qui ont participé à un attroupement, et ce, même si elles n’ont pas commis, elles-mêmes, de dégradations (lire notre article). Le texte introduit aussi une nouvelle exception au principe d’insaisissabilité des aides personnelles au logement (APL) et des allocations familiales. Les dommages et intérêts dus aux victimes « pourront être prélevés sur les allocations familiales et les aides au logement, dans le respect d’un reste à vivre » (lire notre article).
« La sanction doit être dissuasive. Et moi je n’ai aucun état d’âme si des personnes cassent délibérément du matériel public, empêchent les élèves d’aller étudier, terrorisent les professeurs, eh bien oui, si leurs parents doivent payer pendant des années, s’ils doivent faire l’objet d’une expulsion de leur logement social par exemple, si les élèves, une fois qu’ils seront au travail, doivent payer toute leur vie, ça me va, au moins ça leur servira de leçon », a-t-elle appuyé avant d’ajouter : « Je pense que le laxisme dont bénéficient les délinquants dans notre pays fait partie des causes qui contribuent à la galvanisation de ces délinquants qui se croient tout permis ».