LR: Woerth pour une direction collégiale « dans un premier temps »
Le député LR Eric Woerth a plaidé lundi pour une direction collégiale du parti "dans un premier temps", et Jean-François Copé...

LR: Woerth pour une direction collégiale « dans un premier temps »

Le député LR Eric Woerth a plaidé lundi pour une direction collégiale du parti "dans un premier temps", et Jean-François Copé...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le député LR Eric Woerth a plaidé lundi pour une direction collégiale du parti "dans un premier temps", et Jean-François Copé pour prendre le temps avant de choisir un nouveau chef au parti, au lendemain de la démission de son président Laurent Wauquiez.

Pour M. Copé, ancien ministre et actuel maire de Meaux, "il n'y a pas d'urgence", et face au "malaise", LR peut "se donner trois, quatre, cinq mois" avant de "se lancer tête baissée dans de nouvelles élections": "on n'a pas une échéance immédiate (...) Les municipales, moins les partis politiques s'en occuperont mieux ce sera", a-t-il jugé sur Europe 1.

Selon les statuts de LR, en cas de vacance de la présidence, celle-ci est assurée par le vice-président délégué, Jean Leonetti. Et l'article 23 du règlement intérieur précise que "l’élection du nouveau Président a lieu, sauf cas de force majeure constaté par la Haute Autorité du Mouvement, dans les cinquante jours au moins et soixante-cinq jours au plus après l’ouverture de la vacance".

Pour Eric Woerth, "il peut y avoir peut-être une collégialité dans un premier temps" pour cette présidence, au moment où "l'avenir des Républicains est évidemment collectif": "tout le monde doit avoir sa place" et "on ne doit pas refermer les Républicains sur un autre débat" alors que "la droite est au bord de l'asphyxie", a-t-il plaidé sur RTL.

Jean-François Copé propose de "réfléchir, lancer des débats, s'appuyer sur le groupe parlementaire, (...) imaginer des structures différentes, poser quelques conditions pour le prochain président du parti s'il doit y en avoir un (...) et quelle que soit la forme de ce parti", penser à la question de le "réélargir aux centristes".

A neuf mois des élections municipales de 2020, alors que l'espace politique dans lequel LR peut se reconstruire apparaît réduit, coincé entre LREM et RN, Eric Woerth a salué l'initiative du président LR du Sénat Gérard Larcher pour construire "un projet rassemblant la droite et le centre", et anticipé que les élus locaux "vont créer des listes de cette manière-là aux municipales".

Il s'est à cet égard dit "très choqué" par les propos de l'eurodéputé LREM Gilles Boyer qui "dit quasiment aux élus +toi tu es un élu Républicains, tu prends des gens d'En marche sur ta liste sinon tu seras un ennemi du président de la République+".

"Tout cela va beaucoup trop loin et on ne peut pas lancer des ultimatums de cette façon", a-t-il estimé.

Un des porte-parole des Républicains, Gilles Platret, a de son côté estimé dans un tweet, au moment des "débats sur la ligne politique" de LR, qu'"un parti ne peut aller contre les idées de ses militants. Ce sont eux qui décident et du président et de la ligne".

Partager cet article

Dans la même thématique

LR: Woerth pour une direction collégiale « dans un premier temps »
6min

Politique

Justice criminelle : le Sénat adopte le texte qui instaure une nouvelle procédure de plaider-coupable 

Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.

Le

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

LR: Woerth pour une direction collégiale « dans un premier temps »
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

LR: Woerth pour une direction collégiale « dans un premier temps »
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le