Martinez (CGT) « déterminé à aller jusqu’au bout » contre les ordonnances
"On est déterminés à aller jusqu'au bout", a assuré jeudi à Marseille le leader de la CGT Philippe Martinez, qui participait dans...

Martinez (CGT) « déterminé à aller jusqu’au bout » contre les ordonnances

"On est déterminés à aller jusqu'au bout", a assuré jeudi à Marseille le leader de la CGT Philippe Martinez, qui participait dans...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"On est déterminés à aller jusqu'au bout", a assuré jeudi à Marseille le leader de la CGT Philippe Martinez, qui participait dans la cité phocéenne au défilé contre la réforme du Code du travail.

Le cortège s'est mis en branle peu après 11H00, sur le Vieux Port, aux cris de: "Est-ce que les fainéants sont dans la rue? Est-ce que les vacanciers sont dans la rue ? Est-ce que les travailleurs sont dans la rue ?" et derrière le leader de la CGT, syndicat à l'origine avec Solidaires de la manifestation.

"J'étais jamais venu à Marseille, et comme on dit: il n'y a pas que Paris en France", a déclaré à la presse Philippe Martinez, estimant qu'il fallait "défiler partout". "C'est une journée de plus, c'est pas la dernière", a-t-il poursuivi, estimant que la contestation "ne faiblissait pas", malgré une participation en baisse.

Le défilé marseillais, qui a rassemblé 3.000 personnes selon la préfecture de police et 20.000 selon la CGT, était moins fourni que lors des deux manifestations précédentes contre la réforme du Code du travail : le 21 septembre, la CGT avait revendiqué 50.000 personnes et la police avait annoncé 4.500. Le 12 septembre, le syndicat avait compté 60.000 participants contre 7.500 pour les forces de l'ordre.

"Il y a besoin de continuer à expliquer, de développer l'ensemble des préoccupations", a ajouté Philippe Martinez, citant pêle-mêle "la question des retraites, des pensions, et l'augmentation de la CSG, la question de la jeunesse avec la sélection à l'entrée de l'université". "Le mécontentement, il est là. Il faut fédérer, faire converger ce mécontentement pour que la mobilisation continuer de s'amplifier", a-t-il souhaité.

Pour la troisième fois, les syndicats partent en ordre dispersé dans la mobilisation et ont échoué le 9 octobre, à l'issue d'une réunion entre toutes les confédérations, à s'accorder sur une journée d'action unitaire.

Toutes les organisations émettent des critiques contre les ordonnances quant aux risques que représentent certaines mesures pour le salarié, comme le plafonnement des indemnités prud'homales ou la fusion des instances représentatives du personnel, dont le décret d'application n'a toujours pas été publié.

Toutefois, elles sont très divisées sur les modalités d'action et semblent déjà, pour certaines, tournées vers le prochain volet des réformes sociales.

Une nouvelle intersyndicale, programmée le 24 octobre, pourrait donner lieu à un appel plus unitaire, éventuellement avec FO et la CFE-CGC, espèrent la CGT et Solidaires.

Pour Philippe Martinez, "aucune organisation syndicale aujourd'hui, sur la question des ordonnances, n'est d'accord avec le gouvernement". Pour lui, "il n'y a aucune raison qu'on ne se retrouve pas tous ensemble pour dénoncer la politique du gouvernement".

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le