Mélenchon estime que le mouvement des « gilets jaunes » lui donne « entièrement raison »
Le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé dimanche que le mouvement des "gilets jaunes" lui donnait ...

Mélenchon estime que le mouvement des « gilets jaunes » lui donne « entièrement raison »

Le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé dimanche que le mouvement des "gilets jaunes" lui donnait ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé dimanche que le mouvement des "gilets jaunes" lui donnait "entièrement raison" parce qu'il reprend "70%" de son programme de la présidentielle 2017.

"Si on regarde les revendications des +gilets jaunes+, on s'aperçoit que 70% d'entre elles étaient dans mon programme (...) C'est un mouvement qui me donne entièrement raison", a déclaré M. Mélenchon sur le plateau du grand jury RTL/Le Figaro/LCI.

Que les manifestants "demandent un référendum d'initiative citoyenne" ou "un impôt sur la fortune, c'est exactement ce qu'il y a dans mon programme", a insisté le leader des Insoumis, ajoutant que son but n'était "pas de récupérer mais d'être récupéré".

Il a émis de sérieux "doutes" sur de récents sondages indiquant que Marine Le Pen, la cheffe du Rassemblement national, profite davantage du mouvement que lui.

Ce mouvement "est un processus de révolution citoyenne", "une révolte des peuples contre un ordre injuste", qui ne "peut pas recevoir de consignes" car "par définition les révolutions n'appartiennent à personne", a-t-il ajouté.

Concernant le net recul de la mobilisation samedi, le chef de LFI a observé que "monter quatre semaines de suite à Paris, ça coûte des sous". Ajouté au "froid de canard" et aux "événements de Strasbourg", théâtre d'un attentat mardi, M. Mélenchon a estimé que "le contexte a pesé sur la forme de la mobilisation, mais pas sur le fond".

Se refusant à tout pronostic sur la suite du mouvement, M. Mélenchon a confirmé qu'il continuait, lui, à demander la dissolution de l'Assemblée nationale. "Des milliers de gens crient +Macron démission+ et ne reconnaissent pas la légitimité du président", a-t-il également estimé.

Selon le leader des Insoumis, "tout ce que le président de la République a annoncé l'autre (lundi) soir marche à clopin-clopant et ne fonctionne pas", citant les 100 euros de la hausse du Smic, la CSG pour certains retraités ou la prime défiscalisée exceptionnelle versée par les entreprises volontaires à leurs salariés.

"On se croirait sous l'ancien régime, a-t-il fustigé. Le roi à tout bout de champ convoquait les nobles et les curés pour leur dire: écoutez, faites quelque chose, on va mourir. Et les autres disaient +oui, oui, bon on verra+ et ils donnaient une petite pincée et ça s'est très mal fini. Là c'est pareil."

Partager cet article

Dans la même thématique

Mélenchon estime que le mouvement des « gilets jaunes » lui donne « entièrement raison »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le