Mélenchon s’en prend au Crif en commentant la défaite du Labour britannique
Le dirigeant LFI Jean-Luc Mélenchon s'en est pris vendredi au Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dans...

Mélenchon s’en prend au Crif en commentant la défaite du Labour britannique

Le dirigeant LFI Jean-Luc Mélenchon s'en est pris vendredi au Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dans...
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Le dirigeant LFI Jean-Luc Mélenchon s'en est pris vendredi au Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dans un post de blog commentant la défaite historique du travailliste Jeremy Corbyn aux élections britanniques.

"Retraite à points, Europe allemande et néolibérale, capitalisme vert, génuflexion devant les ukases arrogants des communautaristes du CRIF : c’est non", écrit M. Mélenchon.

Interrogé par l'AFP sur cette réflexion concluant le texte, l'entourage de M. Mélenchon a affirmé que ce dernier voulait dire qu'il ne se laisserait "pas influencer par des lobbys quels qu'ils soient, financiers ou communautaristes".

Un ukaze, ou oukase (du mot russe signifiant "ordre") est selon le dictionnaire Larousse "une décision autoritaire arbitraire et sans appel".

Selon Jean-Luc Mélenchon, le chef du Labour (parti travailliste) "a dû subir sans secours la grossière accusation d’antisémitisme à travers le grand rabbin d’Angleterre et les divers réseaux d’influence du Likoud" le parti de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu: "Au lieu de riposter, il a passé son temps à s’excuser et à donner des gages. Dans les deux cas, il a affiché une faiblesse qui a inquiété les secteurs populaires".

M. Corbyn, dont le parti a été lourdement défait jeudi par les conservateurs du Premier ministre britannique Boris Johnson, se voit reprocher depuis plusieurs années d'avoir laissé prospérer l'antisémitisme au sein du Labour. Le mois dernier, le grand rabbin britannique Ephraim Mirvis avait dénoncé le "nouveau poison - approuvé par la direction", qui "s'est enraciné au sein du parti travailliste".

La défaite, écrit M. Mélenchon, est "le prix à payer pour les +synthèses+ sous toutes les latitudes. Ceux qui voudraient nous y ramener en France perdent leur temps. En tous cas je n’y céderai jamais pour ma part. Retraite à points, Europe allemande et néolibérale, capitalisme vert, génuflexion devant les ukases arrogants des communautaristes du CRIF : c’est non."

"Quel naufrage intellectuel et moral. Parler de "génuflexion devant les ukases arrogantes des communautaristes du CRIF". Comme Corbyn, vous aurez le déshonneur et la défaite. Vous méritez les deux", a réagi sur Twitter la députée Aurore Bergé, porte-parole de LREM.

Le revers du Labour "doit servir de leçon", écrit encore M. Mélenchon, selon qui "Corbyn a passé son temps à se faire insulter et tirer dans le dos par une poignée de députés blairistes. Au lieu de riposter, il a composé."

Selon lui, M. Corbyn aurait plutôt dû "refondre totalement" son parti "au lieu de composer avec lui". "Construire son raisonnement politique en fonction des points d’équilibre interne, c’est se tromper à coup sûr".

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