Mélenchon s’en prend au Crif en commentant la défaite du Labour britannique
Le dirigeant LFI Jean-Luc Mélenchon s'en est pris vendredi au Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dans...

Mélenchon s’en prend au Crif en commentant la défaite du Labour britannique

Le dirigeant LFI Jean-Luc Mélenchon s'en est pris vendredi au Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dans...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le dirigeant LFI Jean-Luc Mélenchon s'en est pris vendredi au Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dans un post de blog commentant la défaite historique du travailliste Jeremy Corbyn aux élections britanniques.

"Retraite à points, Europe allemande et néolibérale, capitalisme vert, génuflexion devant les ukases arrogants des communautaristes du CRIF : c’est non", écrit M. Mélenchon.

Interrogé par l'AFP sur cette réflexion concluant le texte, l'entourage de M. Mélenchon a affirmé que ce dernier voulait dire qu'il ne se laisserait "pas influencer par des lobbys quels qu'ils soient, financiers ou communautaristes".

Un ukaze, ou oukase (du mot russe signifiant "ordre") est selon le dictionnaire Larousse "une décision autoritaire arbitraire et sans appel".

Selon Jean-Luc Mélenchon, le chef du Labour (parti travailliste) "a dû subir sans secours la grossière accusation d’antisémitisme à travers le grand rabbin d’Angleterre et les divers réseaux d’influence du Likoud" le parti de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu: "Au lieu de riposter, il a passé son temps à s’excuser et à donner des gages. Dans les deux cas, il a affiché une faiblesse qui a inquiété les secteurs populaires".

M. Corbyn, dont le parti a été lourdement défait jeudi par les conservateurs du Premier ministre britannique Boris Johnson, se voit reprocher depuis plusieurs années d'avoir laissé prospérer l'antisémitisme au sein du Labour. Le mois dernier, le grand rabbin britannique Ephraim Mirvis avait dénoncé le "nouveau poison - approuvé par la direction", qui "s'est enraciné au sein du parti travailliste".

La défaite, écrit M. Mélenchon, est "le prix à payer pour les +synthèses+ sous toutes les latitudes. Ceux qui voudraient nous y ramener en France perdent leur temps. En tous cas je n’y céderai jamais pour ma part. Retraite à points, Europe allemande et néolibérale, capitalisme vert, génuflexion devant les ukases arrogants des communautaristes du CRIF : c’est non."

"Quel naufrage intellectuel et moral. Parler de "génuflexion devant les ukases arrogantes des communautaristes du CRIF". Comme Corbyn, vous aurez le déshonneur et la défaite. Vous méritez les deux", a réagi sur Twitter la députée Aurore Bergé, porte-parole de LREM.

Le revers du Labour "doit servir de leçon", écrit encore M. Mélenchon, selon qui "Corbyn a passé son temps à se faire insulter et tirer dans le dos par une poignée de députés blairistes. Au lieu de riposter, il a composé."

Selon lui, M. Corbyn aurait plutôt dû "refondre totalement" son parti "au lieu de composer avec lui". "Construire son raisonnement politique en fonction des points d’équilibre interne, c’est se tromper à coup sûr".

Partager cet article

Dans la même thématique

Mélenchon s’en prend au Crif en commentant la défaite du Labour britannique
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le

Paris: JM Melenchon conference de presse comptes publics
8min

Politique

Présidentielle 2027 : avec la « Nouvelle France », Jean-Luc Mélenchon fait de l’écologie la clé de voûte de son programme

Avec 1 069 mesures, dont 238 nouvelles, La France insoumise dévoile vendredi 6 novembre une nouvelle édition de son programme présidentiel, L’Avenir en commun. Si les marqueurs historiques du mouvement sont largement reconduits, l’écologie en devient la porte d’entrée. Derrière ce changement de priorité, Jean-Luc Mélenchon cherche à imposer un nouveau récit, celui de la « Nouvelle France », qui succède à l’« union populaire » de 2022.

Le