Montebourg ne voit pas à gauche de leader « plus fort que d’autres »
L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a affirmé vendredi ne pas voir au sein d'une gauche fragmentée d'...

Montebourg ne voit pas à gauche de leader « plus fort que d’autres »

L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a affirmé vendredi ne pas voir au sein d'une gauche fragmentée d'...
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L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a affirmé vendredi ne pas voir au sein d'une gauche fragmentée d'"acteur plus fort que d'autres", estimant qu'un projet de gauche devait privilégier l'écologie et la question "de la nation et de la souveraineté".

"La gauche est extrêmement divisée parce que la branche social-démocrate a abandonné dans la crise les classes populaires", a estimé sur France Inter l'ancien candidat à la primaire du PS en 2017, qui se consacre depuis à l'entrepreneuriat.

Il faut à ses yeux une gauche qui "replace la question de l'écologie au sommet, replace dans son projet la question de la nation et de la souveraineté, c'est-à-dire la maîtrise de notre destin collectif, et est capable d'offrir aux Français des perspectives de reconquête de ce qu'ils ont perdu".

"Il y a des ressources, éparpillées et désunies, je ne sais pas qui est capable de faire naître ce projet, je ne vois pas dans les acteurs l'un plus fort que d'autres qui pourrait essayer de le dicter ou de le construire avec la société, je ne vois pas le chemin", a ajouté M. Montebourg.

Questionné sur un éventuel retour en politique, il a confié: "Je n'en ai pas l'intention, j'ai donné 18 ans de ma vie à la France, j'ai fait ce que j'ai pu, défendu des convictions, qui ne m'ont pas quitté puisque je reste un citoyen engagé, mais je n'ai plus de parti politique".

"L'écologie n'est pas incompatible avec le capitalisme, mais avec la mondialisation", a-t-il déclaré, semblant renvoyer dos-à-dos Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Historiquement c'est "la France qui a fait le reste du monde, pas elle qui s'adapte", a aussi taclé Arnaud Montebourg, voyant dans le macronisme une volonté d'"adapter la France aux normes de la mondialisation".

Concernant Yannick Jadot (EELV), arrivé en 3e position aux élections européennes en clamant son intention de dépasser le clivage droite-gauche pour mettre au centre l'écologie, l'ancien socialiste a prévenu: "L'écologie doit être mariée avec toutes les autres problématiques de la société, elle ne peut pas être un projet en soi".

"Mon conseil à Yannick Jadot, c'est de se prononcer sur la question de l'économie ouverte", a-t-il dit.

M. Jadot a plusieurs fois dit son opposition à la signature par l'Europe de nouveaux traités de libre-échange.

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