Nathalie Loiseau « soulagée » de la suppression de l’ENA
Nathalie Loiseau, à la tête d'une liste portée par LREM aux élections européennes, s'est dite dimanche "soulagée" de la...

Nathalie Loiseau « soulagée » de la suppression de l’ENA

Nathalie Loiseau, à la tête d'une liste portée par LREM aux élections européennes, s'est dite dimanche "soulagée" de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Nathalie Loiseau, à la tête d'une liste portée par LREM aux élections européennes, s'est dite dimanche "soulagée" de la suppression annoncée par Emmanuel Macron de l'ENA, école qu'elle a autrefois dirigée.

Jeudi, lors de sa conférence de presse, le chef de l'Etat a confirmé son intention de supprimer l'Ecole nationale d'administration - dont il est diplômé, à la différence de Mme Loiseau - et expliqué vouloir mettre fin aux "grand corps" de la fonction publique.

"Je suis soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", a expliqué Nathalie Loiseau sur Radio J.

"Je sais ce que j'ai pu faire pendant cinq ans à essayer de réformer cette école (lorsqu'elle la dirigeait, ndlr), il y a des choses que j'ai réussies, dont je suis fière, mais je sais aussi les limites auxquelles je me suis heurtée", a-t-elle développé, en pointant notamment "le manque de diversité" des élèves.

La tête de la liste Renaissance, qui agrège La République en marche, le MoDem et leurs alliés, a encore mis en exergue un "entre-soi social", en appelant à ce "qu'il n'y ait pas de discrimination sur l'origine, qu'elle soit sociale, qu'elle soit géographique, qu'elle soit culturelle".

"Qu'on ait des gens de talent de partout: c'est ça la promesse républicaine", a-t-elle fait valoir, en visant "toute la chaîne de l'éducation depuis le primaire, le secondaire, le supérieur, qui doit se mettre en ordre de marche pour lutter contre les discriminations".

"On se pose tous les mêmes questions: est-ce qu'on recrute vraiment tous les talents, ou est-ce qu'il y a une distorsion avant que les gens arrivent jusqu'à nous ?", a-t-elle interrogé.

"La sélectivité, c'est pas un gros mot, l'élite, c'est pas un gros mot", a-t-elle répondu, "mais sans autre distinction que celle de leur vertu et de leur talent".

A propos du classement de l'ordre de sortie de l'ENA, l'une des plus régulières et virulentes critiques contre l'école, Nathalie Loiseau a considéré qu'"il y avait là un sujet": "qu'il y ait une aristocratie et un tiers-état à la sortie des écoles de service public, poser la question, c'est y répondre", a-t-elle fait valoir.

Partager cet article

Dans la même thématique

Nathalie Loiseau « soulagée » de la suppression de l’ENA
5min

Politique

« L’adoption de l’IA par nos entreprises est trop lente » : la ministre du numérique alerte sur le risque de décrochage face à la concurrence mondiale

Entendue ce mardi par la délégation aux entreprises du Sénat, Anne Le Hénanff s’est félicitée de la bonne santé de l’écosystème IA français, mais pointe le « retard » des entreprises françaises dans son utilisation. Plaidant pour une forte accélération en la matière, la ministre appelle faire émerger une « troisième voie de l’IA », française et européenne, face aux leaders américains et chinois.

Le

France Paris Emmanuel Macron Leads National Tribute Ceremony for Lionel Jospin at Les Invalides
3min

Politique

Sondage : Emmanuel Macron toujours aussi impopulaire, Sébastien Lecornu fléchit légèrement

À un an de la fin de son deuxième mandat, le chef de l’État est encore considéré comme un mauvais président par 74% des Français, selon le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat. Une impopularité chronique depuis la dissolution de 2024. Plus à son avantage, à 33% de popularité, Sébastien Lecornu voit sa cote légèrement baisser par rapport au mois dernier.

Le