Octogénaire tuée: les partis à la marche blanche, le Crif ne souhaite pas la venue du FN
L'ensemble des dirigeants politiques et beaucoup d'élus ont annoncé leur participation à la "marche blanche" organisée mercredi...

Octogénaire tuée: les partis à la marche blanche, le Crif ne souhaite pas la venue du FN

L'ensemble des dirigeants politiques et beaucoup d'élus ont annoncé leur participation à la "marche blanche" organisée mercredi...
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L'ensemble des dirigeants politiques et beaucoup d'élus ont annoncé leur participation à la "marche blanche" organisée mercredi après le meurtre à caractère antisémite de Mireille Knoll, une octogénaire juive rescapée de la Shoah, à l'exception des responsables du Front national dont le Crif ne souhaite pas la venue.

Le président du Sénat (LR) Gérard Larcher participera à cette marche, qui doit démarrer à 18H30 place de la Nation à Paris jusqu'au domicile de Mme Knoll, dans le XIe arrondissement.

Le président de LR Laurent Wauquiez sera présent "pour dénoncer ce crime odieux et la banalisation du nouvel antisémitisme", invitant "ceux qui partagent les valeurs des Républicains" à le rejoindre, selon un tweet.

La présidente du Conseil régional d'Ile-de-France Valérie Pécresse (LR) viendra aussi.

En revanche, la présidente du FN, Marine Le Pen, n'y sera pas, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) ne souhaitant pas la venue du FN.

"Le Crif refuse que nous venions sinon je serais bien évidemment allée à cette marche blanche avec d'autres députés FN", a déclaré à l'AFP Mme Le Pen.

Joint par l'AFP, le président du Crif Francis Kalifat a rapporté que "beaucoup de personnalités, de diverses tendances politiques, ont annoncé leur venue" et dit espérer "qu'il y aura des membres du gouvernement, et peut-être plus".

Mais il a ajouté que "le Front national n'est pas souhaité" à cette marche.

Le député FN Louis Aliot, membre du bureau exécutif du FN, a estimé dans un tweet que le Crif "s'opposait d'une manière sectaire aux vrais ennemis de l'islamisme plutôt qu'à l'islamisme lui-même".

Le chef de la file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a aussi prévu de venir.

Le Crif a relevé une contradiction à cet égard, car M. Mélenchon soutient le mouvement de boycott d'Israël BDS.

"On ne peut pas aujourd'hui venir exprimer son rejet de l'antisémitisme et soutenir un mouvement qui exprime une haine de l'Etat d'Israël et des juifs, cela me paraît difficilement compatible. Je ne mets pas en doute l'empathie de M. Mélenchon à l'égard du drame vécu par Mme Knoll, mais il faut une cohérence de discours et d'action", a estimé le président du Crif, précisant que si M. Mélenchon "vient, il se mettra où il veut dans le cortège".

La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) viendra également rendre hommage à Mme Knoll, "lâchement assassinée vendredi".

Christophe Castaner, délégué général de la République en marche, a invité ses militants à venir à cette manifestation, déplorant un antisémitisme "banalisé dans les paroles, dans les actes".

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure participera à un rassemblement similaire à Toulouse, "tous unis contre la haine antisémite". Son parti a appelé à participer à la marche.

Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, viendra "dire non à l'antisémitisme, non au racisme, non à la violence barbare!".

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a aussi annoncé sa présence, ainsi que l'ancien ministre de l'Intérieur Matthias Fekl.

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