Poitiers: le président de l’Université appelle à voter contre Le Pen
Dans un courriel envoyé vendredi aux 26.000 étudiants et 3.000 personnels de l'Université de Poitiers, son président Yves Jean...

Poitiers: le président de l’Université appelle à voter contre Le Pen

Dans un courriel envoyé vendredi aux 26.000 étudiants et 3.000 personnels de l'Université de Poitiers, son président Yves Jean...
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Dans un courriel envoyé vendredi aux 26.000 étudiants et 3.000 personnels de l'Université de Poitiers, son président Yves Jean appelle à voter contre la candidate du Front national (FN), Marine Le Pen au second tour de la présidentielle.

La ligne "objet" du courriel est sans ambiguïté: "Appel à voter contre Madame Le Pen". Dans ce message, Yves Jean rappelle la tradition d'accueil d'étudiants étrangers de son établissement et les nombreux échanges internationaux qui existent aujourd'hui.

"Au regard de cela, il est évident qu'il faut faire barrage à la candidature de Marine Le Pen dont le projet est totalement à l'opposé non seulement de cette ouverture à la diffusion des connaissances au plus grand nombre (...) mais également des valeurs et traditions universitaires au sein desquelles la tolérance occupe une place essentielle", écrit-il dans ce courriel que France Bleu Poitou s'est procuré.

Contacté par la radio, Yves Jean a expliqué: "C'est ma mission en tant que président d'une université fondée en 1431 et qui s'est toujours impliquée dans l'accueil de l'autre. C'est mon devoir en tant que militant antiraciste, ce que je suis de longue date".

Alain Verdin, responsable départemental du FN de la Vienne, s'est offusqué de ce message et compte porter plainte après avoir alerté les instances nationales de son parti, selon France Bleu Poitou.

En début de semaine, le bureau de la Conférence des présidents d'université (CPU) avait appelé à voter "contre l'extrémisme que porte la candidature de Marine Le Pen", estimant que le programme du Front National était "contraire à nos valeurs". Ce programme "va également à l'encontre de notre vision de la société française et de nos propositions pour l'enseignement supérieur et la recherche, faisant craindre des menaces sur la place reconnue aux sciences".

La CPU déclare "inacceptables" à ses yeux "la sortie de l'Union européenne, la fermeture des frontières, la police des idées, la limitation du nombre d'étudiants, d'enseignants et chercheurs étrangers autorisés à venir en France".

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