Les sondages s’accumulent, et l’étau semble de plus en plus se resserrer pour les Écologistes. Testée autour de 3 % dans le dernier sondage de l’Ifop pour LCI mardi 3 novembre, la candidate des Écologistes peine à creuser l’écart avec ses principaux concurrents à gauche, Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon, respectivement crédités autour de 12 % et de 18 %. Un retard essentiellement dû à son manque de « notoriété » estime la candidate des Écologistes.
« Personne ne gagnera seul » estime Marine Tondelier
« On a une ligne très unioniste, mais les gauches irréconciliables sont en train de gagner dans les sondages. Ils ont tellement attisé la haine de l’un contre l’autre que maintenant il y a un vote utile à gauche, anti-Glucksmann ou anti-Mélenchon », constate Marine Tondelier. La secrétaire nationale des Écologistes assure être toujours en faveur d’une candidature commune à gauche car « personne ne gagnera seul ».
En attendant une éventuelle union à gauche, une candidature des Écologistes est toujours envisagée pour l’instant. « Il y a des discussions qui sont engagées. Fin novembre on présentera le résultat de ces discussions à nos adhérents. Je suis candidate à l’élection présidentielle, mais s’il faut être responsable pour plusieurs, je le serai », assure Marine Tondelier. La question d’une candidature ou non des Écologistes devra être tranchée par les adhérents du parti entre le 10 et le 13 décembre. En attendant, Marine Tondelier assure qu’il faudra « convaincre » les Écologistes et « l’immense majorité des adhérents qui se pose des questions ». Néanmoins, à l’approche de l’échéance et « sans chemin de victoire », Marine Tondelier pourrait être contrainte de renoncer. « J’ai toujours été du côté des solutions », assure la secrétaire nationale des Écologistes.