Présidentielle: à J-48 du premier tour
A 48 jours du premier tour de l'élection présidentielle, Alain Juppé renonce et critique "l'obstination" de François Fillon alors...

Présidentielle: à J-48 du premier tour

A 48 jours du premier tour de l'élection présidentielle, Alain Juppé renonce et critique "l'obstination" de François Fillon alors...
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A 48 jours du premier tour de l'élection présidentielle, Alain Juppé renonce et critique "l'obstination" de François Fillon alors que François Hollande met en garde contre une victoire de Marine Le Pen.

- JUPPÉ RENONCE

Alain Juppé a exclu lundi matin "une bonne fois pour toutes" de prendre le relais de François Fillon, critiquant sévèrement "l'obstination" du candidat LR qui conduit son camp dans "une impasse".

Confiant avoir "hésité", M. Juppé a jugé que "le passage de témoin se ferait dans la douleur" et qu'il n'était "donc pas en mesure de réaliser le nécessaire rassemblement".

"Quel gâchis !", a lancé le maire de Bordeaux. "Au lendemain de notre primaire, François Fillon, à qui j'avais immédiatement apporté mon soutien, avait un boulevard devant lui" a-t-il rappelé.

"Son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse", a-t-il déploré

- LES SARKOZYSTES MANOEUVRENT

Les élus sarkozystes, réunis autour de l'ex-chef de l’État lundi matin, demandent à François Fillon de "prendre ses responsabilités" et de choisir lui-même "un successeur" à sa candidature à l'élection présidentielle, ont indiqué à l'AFP plusieurs participants à cette réunion.

"La ligne politique de Fillon est la bonne mais ce dernier ne pouvant plus assurer l'unité de la famille politique de la droite et du centre, nous lui demandons de prendre ses responsabilités et de se choisir lui-même un successeur", ont affirmé les sources, ajoutant que Christian Jacob avait été chargé d'aller voir M. Fillon pour lui demander d'accepter une rencontre avec M. Sarkozy et Alain Juppé.

Toutefois, si François Fillon ne veut pas lâcher, "on le soutiendra à fond", nuance M. Jacob.

- HOLLANDE AVERTIT

François Hollande a jugé que la "menace" d'une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle "existe" même s'il estime que "la France ne cèdera pas" à la tentation de l'extrême droite, dans une interview accordée à six journaux européens.

"La menace existe" car "l’extrême droite n’a jamais été aussi haute depuis plus de 30 ans mais la France ne cèdera pas", a déclaré le chef de l’État. La France "a conscience que le vote du 23 avril et du 7 mai déterminera non seulement le destin de notre pays mais aussi l'avenir-même de la construction européenne", fait valoir François Hollande.

"Car si d'aventure la candidate du Front national l'emportait, elle engagerait immédiatement un processus de sortie de la zone euro et même de l'Union européenne", souligne-t-il.

- DES PETITS PATRONS COURTISÉS

Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron, ont déclaré lundi leur flamme aux petits patrons, défendant leurs propositions pour redonner du souffle à l'activité économique hexagonale.

Fiscalité, droit du travail, ou encore rôle de l'Europe: à 50 jours d'un scrutin au résultat très incertain, ils ont exposé leurs programmes économiques et répondu aux questions des centaines d'entrepreneurs réunis par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

- UN CANDIDAT EN MOINS

Le régionaliste Christian Troadec, maire divers gauche de Carhaix (Finistère), a annoncé lundi son retrait de la course à la présidentielle en raison des "effets pervers" selon lui des nouvelles dispositions rendant publics les parrainages.

- UN ÉLECTEUR AVISÉ

L'astronaute Thomas Pesquet s'est organisé pour pouvoir voter à la présidentielle: il a établi une procuration avant son départ pour la Station spatiale internationale (ISS) car il ne sera pas encore rentré au moment du scrutin.

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