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Présidentielle : comment fonctionne la primaire du PS ?

Les socialistes et plusieurs formations satellites organisent une primaire en octobre pour choisir leur candidat à l’élection présidentielle. Les sympathisants de gauche qui n’appartiennent à aucun des partis organisateurs devront s’acquitter d’un tarif de 15 ou 10 euros, en fonction de leurs revenus, pour pouvoir voter. Explications.
Romain David

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Olivier Faure, le Premier secrétaire du Parti socialiste, a officialisé dimanche soir sa participation à la primaire qu’organise cet automne le PS avec Place publique et la Gauche républicaine et socialiste. Ils sont désormais cinq candidats déclarés à ce scrutin, qui devra désigner le représentant de la gauche non-mélenchoniste à la présidentielle.

Olivier Faure affrontera ainsi l’eurodéputé et cofondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, donné favori dans les sondages. Mais aussi les députés PS Jérôme Guedj et Philippe Brun, ainsi que Ségolène Royal, candidate malheureuse à la présidentielle de 2007 et ex-ministre de l’Environnement. Mais la liste des candidats pourrait encore s’allonger dans les prochains jours.

Quand aura lieu le scrutin ?

Le vote se déroulera électroniquement, lors d’un scrutin à deux tours :

Premier tour : le vendredi 9 octobre à partir de 8 heures, jusqu’au samedi 10 octobre à 20 heures

Second tour : le vendredi 16 octobre à partir de 8 heures, jusqu’au samedi 17 octobre à 20 heures

Le Parti socialiste indique que des points de vote physique seront installés dans chaque département, mais le vote restera électronique, via une tablette dans un isoloir.

Qui peut être candidat ?

Il n’est pas nécessaire d’être adhérent au Parti socialiste pour participer à cette primaire, mais les candidats doivent signer une charte des valeurs par laquelle ils s’engagent « à proposer le rassemblement à tous les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine afin de construire ensemble un programme commun, un accord législatif et un contrat de gouvernement ».

Les candidats doivent également présenter l’un des quatre types de parrainage suivant : les signatures de 15 membres titulaires du Conseil national du Parti socialiste, ou de 10 parlementaires socialistes, ou de 50 maires socialistes, ou encore de 50 conseillers départementaux ou régionaux socialistes.

Les parrainages de maires ou de conseillers départementaux doivent être issus de cinq départements et trois régions différentes. Ces modalités de parrainage risquent de freiner les ambitions des personnalités qui n’appartiennent pas au sérail socialiste, et à l’inverse de favoriser les candidatures PS.

Les candidats auront deux semaines, du 1er au 15 septembre, pour enregistrer leur candidature.

Outre les cinq noms cités plus haut, les rumeurs allaient bon train ce week-end, durant le campus de rentrée des socialistes à Blois, sur les candidatures potentielles de l’homme d’affaires Matthieu Pigasse et du député François Ruffin. Par ailleurs, le député Emmanuel Maurel, fondateur du petit parti Gauche républicaine et socialiste, pourrait être le représentant de sa formation politique dans cette primaire.

Enfin François Hollande, l’ancien chef d’Etat, a admis se tenir prêt pour 2027, mais refuse de rentrer dans un tel processus de départage.

Qui peut voter ?

Le scrutin est libre d’accès pour les adhérents du PS et de Place publique à jour de cotisations au moins trois jours avant le premier tour. En revanche, pour les sympathisants de gauche qui ne sont membre d’aucun de ces deux partis, et qui souhaitent participer à cette primaire, il faudra s’acquitter de 15 euros. Un tarif « social » de 10 euros est prévu pour les faibles revenus.

Ce droit d’accès servira à financer la primaire, son montant doit également éviter les opérations de déstabilisation, en agissant comme un repoussoir sur les militants des camps adverses, tentés de venir brouiller les cartes le jour du scrutin.

Il a néanmoins été jugé prohibitif par de nombreux responsables politiques de gauche. François Ruffin, qui espérait participer à une primaire ouverte à l’ensemble des forces de gauche, a dénoncé un « suffrage censitaire » lors de son passage à Blois samedi. Ce tarif pourrait aussi avoir des conséquences sur le niveau de participation, alors qu’Olivier Faure espère réunir quelque 100 000 personnes autour de cette primaire. Bien au-delà donc des effectifs du PS et de Place publique, qui comptent respectivement 41 000 et 12 000 adhérents.

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