La primaire PS/Place Publique, ce sont d’abord des chiffres. « Au premier débat, 700 000 personnes ont regardé. Je forme le vœu et je suis plutôt optimiste de ce point de vue qu’il y aura encore plus de Françaises et de Français devant leur écran jeudi soir (sur France 2 et France Inter, NDLR), 1,5, 2 millions de téléspectateurs, ce qui honnêtement ne me paraît pas un objectif irréaliste », a déclaré la maire de Nantes, Première secrétaire déléguée du PS, Johanna Rolland, dans la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous ».
Pour Johanna Rolland, cette primaire a pour « vertu de mener la bataille culturelle et politique ». « Moi, je ne veux pas d’une campagne qui va être monopolisée par les thèmes de l’extrême droite ».
Proche d’Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS, Johanna Rolland a voulu faire passer « deux messages » à ses collègues socialistes. « Je les appelle à se rappeler qui a relevé notre parti quand il était à terre et que pas grand monde se bousculait au portillon pour prendre ses responsabilités. Et j’appelle les Françaises et les Français qui ont le cœur à gauche à aller choisir celui qui sera en capacité, au lendemain de la primaire, d’ouvrir un dialogue avec nos amis écologistes, avec nos amis communistes », a-t-elle insisté, tout en éludant la question stratégique d’une alliance avec LFI, qui a pourtant été au cœur des échanges entre les candidats à la primaire à la fin du premier débat.
Le défi pour les organisateurs de la primaire est désormais de transformer les téléspectateurs en votants. « Aujourd’hui, on peut imaginer qu’il y aura à ce stade entre 70 000 et 100 000 participants. Mais c’est encore trop tôt pour donner une estimation définitive », s’est risquée la maire de Nantes.