Réforme constitutionnelle : l’option du référendum est « très risquée », pour Damien Abad (LR)
Le député Les Républicains estime que l’hypothèse d’un référendum pour faire adopter la réforme constitutionnelle est « un moyen de pression » sur les parlementaires.

Réforme constitutionnelle : l’option du référendum est « très risquée », pour Damien Abad (LR)

Le député Les Républicains estime que l’hypothèse d’un référendum pour faire adopter la réforme constitutionnelle est « un moyen de pression » sur les parlementaires.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Et si les deux chambres du Parlement ne parvenaient pas à s’accorder sur la réforme de la constitution ? La question du non-cumul des mandats dans le temps continue de former un point de blocage entre l’Assemblée et le Sénat, des députés La République en marche rappellent qu’ils seront inflexibles sur ces engagements de campagne et n’hésitent pas à parler ouvertement de la voie référendaire pour faire adopter la réforme de la Constitution.

« Le Président est beaucoup plus réservé que les députés En Marche », croit le député (LR) Damien Abad, invité de Parlement Hebdo, sur les chaînes parlementaires. « La réalité, c’est qu’il est toujours difficile de faire un référendum. On sait très bien que les questions sont toujours détournées ».

« Des députés godillots élus par le parti politique »

Le député de l’Ain estime que l’option de l’adoption du projet de loi par référendum, tel que le prévoit l’article 11 de la Constitution est « risquée ». « Je pense qu’agiter l’article 11, c’est un moyen de pression sur les parlementaires ». Mercredi, lors de sa conférence de presse, le président du Sénat Gérard Larcher, avait déclaré que l’emploi de cet article « ne serait pas sans poser un certain nombre d'interrogations ».

Comme nombre de sénateurs, Damien Abad estime que la question de la limitation du renouvellement d’un mandat dans le temps est un « sujet important ». Cette disposition serait contraire, selon lui, au « choix des électeurs » et serait une menace à « l’encrage » et à « l’enracinement des députés ». « La volonté d’Emmanuel Macron – il a vu les frondeurs – c’est de vouloir des députés godillots, à la botte, qui soient élus par le parti politique », estime-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Réforme constitutionnelle : l’option du référendum est « très risquée », pour Damien Abad (LR)
6min

Politique

Grande distribution : les syndicats agricoles appellent à « une rémunération digne de ce nom »

Lors d’une table ronde menée par la commission d’enquête sénatoriale sur les marges dans la grande distribution, des syndicats agricoles ont alerté sur le niveau de rémunération des agriculteurs. Au centre des griefs : les négociations menées avec la grande distribution et les industriels, ainsi que la politique des marges qui pénalise les produits français.

Le

[Document] Imposition des plus fortunés : la commission des finances du Sénat exige « une clarification »
6min

Politique

[Document] Imposition des plus fortunés : la commission des finances du Sénat exige « une clarification »

Dans une lettre au ministère de l’Économie, le président de la commission et le rapporteur général de la commission des finances demandent des éléments chiffrés précis, après les déclarations d’Éric Lombard sur les cas de non-imposition sur le revenu chez les plus fortunés. Ils veulent également s’entretenir avec la direction générale des finances publiques.

Le

Paris: Meeting E. Gregoire elections municipales Mairie de Paris
5min

Politique

Municipales à Paris : À la Bellevilloise, la gauche se rassemble sous la bannière « Tout sauf Dati »

Pour son premier grand meeting de campagne, mercredi à la Bellevilloise, le candidat socialiste de la gauche unie (hors LFI) a cherché à s’imposer comme le visage du rassemblement progressiste à Paris. Emmanuel Grégoire a attaqué frontalement la droite et l’extrême droite, tout en admettant que la majorité sortante devait « faire mieux » sur la propreté et la sécurité, un aveu destiné à marquer une inflexion, sans renier l’héritage d’Anne Hidalgo. REPORTAGE

Le