Réforme constitutionnelle : l’option du référendum est « très risquée », pour Damien Abad (LR)
Le député Les Républicains estime que l’hypothèse d’un référendum pour faire adopter la réforme constitutionnelle est « un moyen de pression » sur les parlementaires.

Réforme constitutionnelle : l’option du référendum est « très risquée », pour Damien Abad (LR)

Le député Les Républicains estime que l’hypothèse d’un référendum pour faire adopter la réforme constitutionnelle est « un moyen de pression » sur les parlementaires.
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Et si les deux chambres du Parlement ne parvenaient pas à s’accorder sur la réforme de la constitution ? La question du non-cumul des mandats dans le temps continue de former un point de blocage entre l’Assemblée et le Sénat, des députés La République en marche rappellent qu’ils seront inflexibles sur ces engagements de campagne et n’hésitent pas à parler ouvertement de la voie référendaire pour faire adopter la réforme de la Constitution.

« Le Président est beaucoup plus réservé que les députés En Marche », croit le député (LR) Damien Abad, invité de Parlement Hebdo, sur les chaînes parlementaires. « La réalité, c’est qu’il est toujours difficile de faire un référendum. On sait très bien que les questions sont toujours détournées ».

« Des députés godillots élus par le parti politique »

Le député de l’Ain estime que l’option de l’adoption du projet de loi par référendum, tel que le prévoit l’article 11 de la Constitution est « risquée ». « Je pense qu’agiter l’article 11, c’est un moyen de pression sur les parlementaires ». Mercredi, lors de sa conférence de presse, le président du Sénat Gérard Larcher, avait déclaré que l’emploi de cet article « ne serait pas sans poser un certain nombre d'interrogations ».

Comme nombre de sénateurs, Damien Abad estime que la question de la limitation du renouvellement d’un mandat dans le temps est un « sujet important ». Cette disposition serait contraire, selon lui, au « choix des électeurs » et serait une menace à « l’encrage » et à « l’enracinement des députés ». « La volonté d’Emmanuel Macron – il a vu les frondeurs – c’est de vouloir des députés godillots, à la botte, qui soient élus par le parti politique », estime-t-il.

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