Réforme des retraites : le RN soutiendra la demande de référendum déposée par la gauche à l’Assemblée
Les communistes ont déposé une motion référendaire à l’Assemblée nationale, afin de renvoyer le projet de loi portant la réforme des retraites devant les Français. Au micro de Public Sénat, le député RN Jean-Philippe Tanguy indique que son groupe, qui comptait déposer la même motion, soutiendra finalement celle du PCF.

Réforme des retraites : le RN soutiendra la demande de référendum déposée par la gauche à l’Assemblée

Les communistes ont déposé une motion référendaire à l’Assemblée nationale, afin de renvoyer le projet de loi portant la réforme des retraites devant les Français. Au micro de Public Sénat, le député RN Jean-Philippe Tanguy indique que son groupe, qui comptait déposer la même motion, soutiendra finalement celle du PCF.
Romain David

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L’opposition réclame un référendum sur la réforme des retraites. Alors que démarre ce lundi 30 janvier l’examen en commission des affaires sociales, à l’Assemblée nationale, du projet de loi budgétaire qui porte l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans, les communistes ont déposé une motion référendaire, soutenue par une centaine d’élus issus des rangs de la Nupes, afin de suspendre le parcours législatif du texte pour le soumettre à la consultation des Français. Le Rassemblement national, qui envisageait le dépôt d’une motion similaire, devrait finalement soutenir le texte de la gauche. « Nous avons une liberté qui nous permet de ne pas faire de politique politicienne, et on votera la motion référendaire, même si elle vient des communistes », annonce le député RN Jean-Philippe Tanguy au micro de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat.

« Ce qui compte, c’est que ce soit voté. Les Français se moquent totalement de savoir si le référendum est convoqué parce qu’un député communiste a déposé sa motion cinq minutes avant celle du Rassemblement national », explique l’élu, accusant la Nupes d’avoir tenté « un petit coup politique », en faisant passer son texte avant celui que comptait déposer le groupe de Marine Le Pen. « Nous, les Français le savent depuis six mois, nous votons les textes sur le fond », martèle Jean-Philippe Tanguy. « La population française ne veut pas de ces 64 ans, on va s’y opposer au Parlement par tous les moyens possibles. Il me semble, objectivement, que la meilleure façon c’est de voter une motion référendaire pour renvoyer cette loi devant le peuple. »

Les fermetures symboliques de mairies, « un comportement qui n’est pas républicain »

Mardi 31 janvier se tiendra la seconde journée de mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites. Si de nombreux politiques doivent rejoindre les cortèges, officiellement, le Rassemblement national ne se joindra pas au mouvement malgré son opposition à la réforme. Il faut dire que la CGT et la CFDT ont rappelé à plusieurs reprises que les élus du parti à la flamme tricolore n’étaient pas les bienvenus. « Il y aura des adhérents [qui défileront, ndlr], mais des élus ou des députés, je ne pense pas. Ça n’est pas ma culture d’aller manifester avec les syndicats », explique Jean-Philippe Tanguy, qui fait valoir « une séparation stricte de l’action syndicale et politique ». « On a des principes auxquels on se tient, même s’ils nous sont politiquement défavorables. On a toujours été pour la séparation du mouvement social et de la politique. On ne va pas changer d’avis pour faire quelques voix. »

Jean-Philippe Tanguy dénonce en revanche les fermetures symboliques de mairies, à l’appel du leader communiste Fabien Roussel, en signe d’opposition à la réforme : « C’est un comportement qui n’est pas républicain. La mairie est un service public ouvert à tous les citoyens quelle que soit leur opinion », s’agace le député de la Somme. Un maire est l’élu de tous les habitants […] Il faut que les hommes politiques sachent faire la différence entre leurs convictions personnelles, leurs combats politiques, qui sont nobles et légitimes même quand je ne les partage pas, et leur mandat républicain, qui implique d’être au service de toute la population, y compris des gens avec lesquels ils ne sont pas d’accord. »

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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