Sapin: « il n’appartient pas » à Hollande « de décider de qui sera à la tête du PS »
Il "n'appartient pas" à François Hollande "de décider de qui sera à la tête du PS" et "personne" parmi les candidats déclarés ou...

Sapin: « il n’appartient pas » à Hollande « de décider de qui sera à la tête du PS »

Il "n'appartient pas" à François Hollande "de décider de qui sera à la tête du PS" et "personne" parmi les candidats déclarés ou...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Il "n'appartient pas" à François Hollande "de décider de qui sera à la tête du PS" et "personne" parmi les candidats déclarés ou potentiels "n'a la préférence" de l'ancien chef de l'Etat, a affirmé jeudi son ancien ministre et actuel collaborateur, Michel Sapin.

"Il n'appartient pas à François Hollande de décider de qui sera à la tête du Parti socialiste. Il n'appartient pas à François Hollande, ancien président de la République, de décider des équilibres au sein du PS. Je le dis clairement. C'est une autre génération qui est appelée à avoir des responsabilités au sein du parti", a déclaré M. Sapin sur Public Sénat.

Dans cette "reconstruction" du PS, "franchement (...), rentrer par les noms, c'est aller à l'échec". "Quand Stéphane Le Foll dit: parlons du texte que je propose et ne vous préoccupez pas trop de la question des noms, il a raison", a dit l'ancien ministre de l'Économie.

"Vous voyez, dès que je dis ça, vous dites qu'il a ma préférence. Personne n'a la préférence qui serait la mienne et encore moins la préférence du président François Hollande. Et quand on parle de Najat Vallaud-Belkacem ou de Stéphane Le Foll, tous les deux, et beaucoup d'autres avec eux, ont vocation à être dans la majorité du Parti socialiste de demain", a précisé M. Sapin.

François Hollande, "l'adjectif qui reflète le plus sa pensée c'est: je veux être utile. Quelqu'un qui a vécu ce qu'il a vécu, qui a décidé ce qu'il a décidé, je pense en particulier au niveau international, au niveau sécuritaire mais aussi dans le domaine économique, a quelque chose à apporter à son pays, et a quelque chose à apporter à sa famille politique qui est celle de la gauche".

"Il n'a jamais dit qu'il quittait le débat politique". Mais "ne soyez pas victime du syndrome Sarkozy. Ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy avait dit je m'en vais et qu'il est revenu à la tête d'un parti avec la volonté d'être candidat que ça va être la même chose".

Sur la relation entre MM. Hollande et Macron, "je souhaiterais que ces deux hommes politiques, tout particulièrement celui qui est le plus jeune en politique, ait une vision raisonnée, rationnelle de ce qu'il y a, aujourd'hui, dû à l'action de son prédécesseur".

"Qu'y aurait-il de mal, qu'y aurait-il de préjudiciable pour le président d'aujourd'hui à dire que par exemple la situation économique de cette année, je ne parle pas de dans un an ou dans deux ans, elle est due à quoi ? A des décisions prises par son prédécesseur. Il peut le dire, d'autant plus que comme ministre de l'Economie il a participé à ces décisions".

Partager cet article

Dans la même thématique

LIEVIN : fete champetre du RN – RN party event « La fete champetre » in Lievin
7min

Politique

Procès en appel de Marine le Pen : relaxe, peine d’inéligibilité raccourcie, pourvoi en cassation… Quels cas de figure lui permettraient d’être candidate à la présidentielle ?

Dans quelques heures, Marine Le Pen sera fixée sur sa capacité à être une quatrième fois candidate à l’élection présidentielle. Comme en première instance, le parquet a requis, en appel, une peine de 5 ans d’inéligibilité dans l’affaire de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN. Dans ces conditions, y a-t-il toujours du suspense sur l’orientation de ce second jugement ?

Le

Edouard Philippe Holds A Politic Meeting
10min

Politique

Présidentielle : pour son premier meeting, Edouard Philippe joue la carte du bon père de famille qui veut préparer « l’avenir » de nos enfants

Devant environ 5.000 personnes, Edouard Philippe a réussi son pari de mobiliser pour son premier grand meeting de campagne. Montrant un peu plus de sa personne, le candidat entend « baisser les dépenses » et promet « des efforts justes », tout en récusant l’idée du « sang et de larmes ». Il veut entièrement « repenser » l’école, en donnant plus de liberté aux établissements et en réduisant les grandes vacances.

Le

Réduction de nombre de fonctionnaires : le virage à 180 degrés de Gabriel Attal
6min

Politique

Réduction de nombre de fonctionnaires : le virage à 180 degrés de Gabriel Attal

Le candidat de Renaissance à l’élection présidentielle joue cartes sur tables en dévoilant de premières propositions pour mettre fin à la dérive des comptes publics, citant par exemple la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires, ce qu’il avait refusé trois ans et demi plus tôt au Sénat.

Le

CANIS LUPUS
10min

Politique

Gestion de l’eau, pesticides, prédation du loup… Ce que contient le projet de loi d’urgence agricole adopté par le Sénat

Le Sénat a adopté le projet de loi d'urgence agricole, après l’avoir profondément durci sous l’impulsion de sa majorité de droite et du centre. Le texte multiplie les concessions au monde agricole, de la réintroduction dérogatoire de certains pesticides au doublement des capacités de stockage en eau, ce que la gauche n’a pas manqué de dénoncer. Tour d’horizon des principales dispositions du texte.

Le