Pour Claude Malhuret, les sondages qui succèdent sont d’une clarté limpide. « S’il y a trois candidats, il y aura trois cadavres. Il est plus que temps qu’on réagisse », a alerté le président du groupes les Indépendants, et membre d’Horizons. « C’est un appel à tout le monde de réaliser l’unité, de trouver le plus rapidement les critères d’un départage », a appelé ce soutien d’Édouard Philippe, ce 1er octobre sur notre antenne.
Pas question pour Bruno Retailleau, arrivé sur notre plateau dans la foulée. « Si je me retirais aujourd’hui, ce serait du pain béni pour Mme Le Pen », a désapprouvé le président de LR et candidat à l’élection présidentielle. « Le raisonnement que je fais, c’est que je porte un projet de rupture que les anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron ne portent pas. Ils ne peuvent pas porter puisqu’ils sont en quelque sorte aussi comptables du bilan. Il est très différent de celui de Marine Le Pen qui, sur le plan économique, veut l’assistance », a-t-il justifié.
« Ce qu’il se passe aujourd’hui, c’est ni plus ni moins que la répétition générale de ce que veut faire LFI après les élections présidentielles »
Selon le sénateur de la Vendée, si les « ailes radicales sont aussi fortes », c’est à cause du « en même temps » d’Emmanuel Macron », une « espèce de grand centre où personne ne s’est retrouvé ». « Ce qu’il montre bien qu’il faut un projet de rupture, un projet radical, mais qui ne soit ni macroniste et évidemment, ni de l’extrême », en a-t-il conclu.
Comme ce matin, Bruno Retailleau a par ailleurs répété qu’il faudrait s’interroger sur l’interdiction de la France insoumise, au vu du contexte de montée des violences dans le mouvement lycéen. « Ce que j’observe, c’est qu’un parti qui prône la violence, un parti qui en appelle à la désobéissance civile, qui en appelle aussi des certaines formes d’antirépublicanisme, on doit se poser la question parce que ça devient intolérable », a-t-il déclaré.
Comment calmer la colère lycéenne ? « En pointant la responsabilité de LFI. À l’initiative de ce mouvement, il y a l’Union syndicale étudiante, syndicat d’extrême gauche lié à LFI. C’est un parti séditieux : on doit s’interroger si l’on doit l’interdire ou non. […] Ce qui se passe aujourd’hui, c’est ni plus ni moins que la répétition générale de ce que veut faire LFI après les élections présidentielles », a-t-il ajouté.