Syrie: Hollande pour « une réaction forte », « il ne s’agit pas de faire la guerre aux Russes »
L'ancien président François Hollande a de nouveau appelé à "une réaction forte" après l'attaque chimique présumée en Syrie,...

Syrie: Hollande pour « une réaction forte », « il ne s’agit pas de faire la guerre aux Russes »

L'ancien président François Hollande a de nouveau appelé à "une réaction forte" après l'attaque chimique présumée en Syrie,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien président François Hollande a de nouveau appelé à "une réaction forte" après l'attaque chimique présumée en Syrie, soulignant qu'"il ne s'agit pas de faire la guerre aux Russes" et ne pouvant imaginer que Bachar al-Assad puisse être "la solution d'avenir" du pays.

"Des armes chimiques ont été utilisées, ce n'est pas acceptable et l'utilisation de ces armes, c'est le régime, il n'y a pas d'autre hypothèse", a-t-il déclaré sur France Inter.

"Je soutiendrai toute les réactions, y compris militaires, car ce qui a été commis en Syrie est inadmissible et ne doit pas être sans réponse (...) Je suis pour une réaction forte par rapport à ce qui s'est passé et dont le seul responsable est Bachar al-Assad", a-t-il poursuivi.

"Comment imaginer que Bachar al-Assad, dont on dit une nouvelle fois qu'il a utilisé des armes chimiques, puisse être la solution pour l'avenir de la Syrie?", a-t-il ajouté.

Dans le contexte actuel, "que les Russes élèvent le niveau de la menace ou de la dissuasion, on peut le comprendre, mais il ne s'agit pas de faire la guerre aux Russes", il s'agit de "répondre à une violation d'un traité commise par le régime syrien donc il faut frapper des installations où les Russes ne devraient pas être d'ailleurs", a-t-il remarqué.

Estimant que "dans ces cas-là il vaut mieux aller vite si on veut éviter les escalades", il a noté que "le temps a été laissé", jugeant qu'il y avait sans doute "une nécessité d'aller vers le Conseil de sécurité" de l'ONU. "Moi j'en connaissais d'ores et déjà l'issue", a-t-il dit, "mais pendant ce temps-là le régime s'est organisé. Donc à partir de là il y a nécessité de dire aux Russes écartez-vous, il y aura nécessairement une sanction".

François Hollande avait déjà estimé mardi que "la seule réaction possible est une frappe, ou des frappes" en Syrie, considérant que "ne rien faire conduirait le régime à continuer à massacrer son peuple".

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le