Alexandre Benalla, ancien collaborateur du président Emmanuel Macron, a dénoncé des "propos diffamatoires" de "certaines personnes de l'Élysée" après les révélations de presse sur un récent voyage au Tchad, dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP.
"Je ne peux pas accepter de tels propos prononcés par certaines personnes de l'entourage du président de la République", a déploré M. Benalla, qualifiant ces propos de "diffamatoires", "calomnieux" et "irresponsables".
"Je suis allé au Tchad, accompagnant une délégation économique étrangère dans le cadre d'investissements", a-t-il expliqué, assurant que "l'ensemble des frais concernant ce voyage a été pris en charge par le chef de cette délégation".
Selon le journal Le Monde de lundi, qui cite des sources concordantes, M. Benalla s'est rendu début décembre au Tchad pour un court séjour à N'Djamena. Il était accompagné "d'une demi-douzaine de personnes, par avion privé, réglant les frais par carte bleue", selon l'une de ces sources.
Le quotidien ajoute qu'Emmanuel Macron, qui s'est rendu à son tour au Tchad le 22 décembre, et le président tchadien Idriss Déby ont parlé ensemble de cette visite.
Éléments biographiques d'Alexandre Benalla, ex-collaborateur de l'Elysée mis en examen pour avoir frappé des manifestants lors du 1er mai 2018
AFP
"Quelles que soient les démarches qu'entreprend M. Benalla, il n'est pas un émissaire officiel ou officieux de la présidence de la République. S'il se présentait comme tel, il est dans le faux", avait déclaré mardi l'Élysée à l'AFP.
Convaincu que "le but ultime" de ces dernières informations "est de saccager (ses) vies familiale et professionnelle", "de (lui) nuire", Alexandra Benalla a prévenu qu'il "ne (se) tairait plus" et compte "charger (ses) avocats de saisir le procureur de la République" à la suite de ces dernières révélations.
Alexandre Benalla a été limogé de l'Élysée en juillet et mis en examen pour "violences volontaires" et mis en cause pour avoir outrepassé ses fonctions en participant à une interpellation musclée en marge des manifestations du 1er mai à Paris.
Il estime que "le traitement médiatique" dont il est l'objet depuis est "injuste", selon son entourage.
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