Ultime feu vert de l’Assemblée à la réforme de l’accès à l’université
L'Assemblée a donné jeudi son ultime feu vert à la réforme de l'accès à l'université, qui supprime le tirage au sort, la gauche...

Ultime feu vert de l’Assemblée à la réforme de l’accès à l’université

L'Assemblée a donné jeudi son ultime feu vert à la réforme de l'accès à l'université, qui supprime le tirage au sort, la gauche...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'Assemblée a donné jeudi son ultime feu vert à la réforme de l'accès à l'université, qui supprime le tirage au sort, la gauche réaffirmant vivement son opposition à une "sélection qui ne dit pas son nom".

Le texte, approuvé par 49 voix contre 13, qui devait être voté définitivement au Parlement dans la soirée avec un ultime vote du Sénat avait fait l'objet d'un accord entre députés et sénateurs mardi en Commission mixte paritaire (CMP).

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a défendu dans l'hémicycle un projet ayant "pour épine dorsale" la volonté "d'accompagner plus de lycéens et d'étudiants vers l'enseignement supérieur et la réussite".

Elle a assuré qu'avec la version de compromis Assemblée-Sénat "l'essentiel est bien là", insistant notamment sur le fait que "rien" ne permettra "d'établir un lien mécanique entre les capacités d'accueil et les taux d'insertion professionnelle".

Elle répondait ainsi à la Fage, premier syndicat étudiant, qui soutenait le texte jusqu'alors et a estimé jeudi qu'"une ligne rouge" avait été franchie sur ce point. L'organisation n'a pas exclu une mobilisation, alors que jusque là, le projet de loi a peu fait descendre les étudiants dans la rue.

Les LREM et MoDem ont défendu "une loi juste" et "la fin de la sélection par l'échec", les LR présents, qui avaient voté contre en première lecture, se sont abstenus.

Constance Le Grip (LR) a déploré que le mot de sélection soit "resté tabou" alors qu'il "commence de plus en plus à rimer avec qualité", dépeignant la réforme comme "une occasion manquée" et "timide".

Les trois groupes de gauche ont manifesté à nouveau leur franche opposition.

Marie-George Buffet (PCF) a notamment souligné que "la majorité a clairement choisi la sélection", dénonçant une réforme "idéologique".

Pour Nouvelle Gauche, George Pau-Langevin a exprimé des inquiétudes sur "cette nouvelle sélection qui ne dit pas son nom", craignant "une entrave à l'égalité d'accès et au savoir".

La socialiste a aussi jugé "vexant" que la loi soit débattue alors qu'elle a déjà commencé à s'appliquer avec la plateforme d'inscription Parcoursup, lancée en janvier, indiquant que son groupe rejetterait une réforme "qui se moque de ce que nous pouvons en penser".

Les Insoumis, qui ont défendu en vain une motion de rejet (rejetée par 44 voix contre 8), ont dénoncé un texte qui vient, selon Sabine Rubin, "ébranler les fondements de notre système éducatif".

L'occasion d'échanges tendus avec le rapporteur Gabriel Attal (LREM) qui a dénoncé des "contre-vérités" de leur part, se voyant accuser par Bénédicte Taurine (LFI) d'"aboyer" et de faire preuve d'"arrogance".

Pour Eric Coquerel (LFI), le texte, "liberticide", instaure "une frontière sociale pour des centaines de milliers de jeunes qui souhaitent accéder à l'enseignement supérieur". "J'espère que les jeunes sauront faire en sorte" qu'il aille "aux oubliettes de l'histoire", a lancé cet élu de Seine-Saint-Denis.

Partager cet article

Dans la même thématique

Municipales 2026 : Les Républicains, une « première force politique locale », mais à la peine dans les grandes villes
5min

Politique

Municipales 2026 : Les Républicains, une « première force politique locale », mais à la peine dans les grandes villes

LR réalise une série de prises dans les petites et moyennes villes, reconduisant un nombre important de sortants dès le premier tour. Selon Bruno Retailleau, le parti « s’est renforcé », mais le parti réalise des scores décevants à Paris et Marseille. Une autre campagne commence désormais, avec les stratégies complexes d’entre-deux-tours.

Le

Beaucaire: Jordan Bardella comes to support Nelson Chaudon, who has been re elected as mayor
4min

Politique

Municipales 2026 : la montée notable du Rassemblement national dès le premier tour

Réélections dès le premier tour à Perpignan, Hénin-Beaumont ou Fréjus, percées à Toulon et Nice, et duel serré à Marseille : le Rassemblement national confirme sa progression lors du premier tour des municipales 2026. Porté par ses récents succès électoraux, le parti à la flamme cherche désormais à transformer cette dynamique en conquêtes locales durables, à un an de la présidentielle de 2027.

Le

Depouillement votes municipales 15 mars 2026. Premier tour, Paris.
7min

Politique

Résultat du premier tour des municipales : quels sont les enseignements du scrutin ?

Percée de LFI, dilemme des alliances pour le PS et les écologistes, le RN bien placé à Marseille et Toulon, la droite résiste dans les villes moyennes, Edouard Philippe bien parti pour conserver le Havre et maintenir sa candidature à la présidentielle… On fait le point sur les enseignements du premier tour des élections municipales.

Le

Lyon
7min

Politique

Municipales 2026 : Paris, Lyon, Marseille, Lille… Ce que disent les résultats dans les grandes villes

Au soir du premier tour des municipales 2026, le paysage politique des grandes métropoles françaises oscille entre continuité et secousses majeures. Si la plupart des maires sortants résistent, beaucoup sont désormais talonnés par leur challenger. Dans de nombreux cas, LFI s’impose comme la troisième force. De Paris à Marseille, en passant par Nice, Lyon ou Bordeaux, tour d’horizon des résultats et des rapports de force avec les estimations Ipsos-BVA pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.

Le