Un plan contre les violences faites aux enfants présenté le 1er mars
Le premier plan de lutte contre les violences faites aux enfants sera présenté le 1er mars, a annoncé lundi la ministre de l...

Un plan contre les violences faites aux enfants présenté le 1er mars

Le premier plan de lutte contre les violences faites aux enfants sera présenté le 1er mars, a annoncé lundi la ministre de l...
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Le premier plan de lutte contre les violences faites aux enfants sera présenté le 1er mars, a annoncé lundi la ministre de l'Enfance, des Familles et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, lors de ses vœux aux professionnels et à la presse.

Les violences faites aux femmes, objet depuis 2005 de plusieurs plans interministériels de prévention et de lutte (le 5e a été présenté en novembre 2016), sont progressivement "sorties de l'indicible et de l'invisible", ce qui n'est pas le cas des violences à l'égard des enfants, a estimé Mme Rossignol.

"Elles ne viennent nous bouleverser que de manière sporadique, lorsqu'un drame se produit", a-t-elle regretté.

Mme Rossignol a fait allusion à deux récentes affaires, un enfant de trois ans mort à Reims sous les coups de son beau-père, et un autre de huit ans retrouvé mort noyé à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), la mère et son compagnon étant soupçonnés de violences.

Relevant que le silence des voisins est souvent évoqué, la ministre a souligné que "faire un signalement, ce n'est pas faire de la délation. Quand un enfant est en souffrance, notre devoir c'est de l'aider".

La question de la prévention des violences sera au centre de ce plan, qui viendra en complément de la loi sur la protection de l'enfant du 14 mars 2016, et de la feuille de route de juin 2015, a-t-elle précisé à l'AFP. Il traitera aussi de l'"accès à la pornographie par des mineurs".

La maltraitance des enfants reste un phénomène mal connu en France. En 2006, l'Observatoire national de l'enfance en danger recensait 77.500 cas connus d'enfants de moins de 15 ans en danger.

Une étude menée par la pédiatre Anne Tursz, directrice de recherche à l'Inserm, a estimé à 250 par an en moyenne (sur la période 1996-2000) les homicides d'enfants de moins d'un an, comparé à 17 selon les statistiques officielles.

Estimant que ce "drame de l'ombre", qui touche toutes les classes sociales, est "très largement sous-estimé", la Haute autorité de santé (HAS) a publié en novembre 2014 des recommandations pratiques visant à aider les médecins à mieux détecter et signaler les maltraitances d'enfants.

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