Universités : « Ce gouvernement n’augmentera pas les droits d’inscription », assure Philippe Baptiste

Un rapport remis au gouvernement la semaine dernière suggérait plusieurs pistes pour éviter « l'appauvrissement » des universités, comme multiplier par cinq les frais d'inscription pour les étudiants français. Une mesure que le ministre de l'Enseignement supérieur a écartée ce mardi matin devant le Sénat tout en renvoyant le débat à la prochaine présidentielle.
Rédaction Public Sénat

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Lancées par le gouvernement en janvier, les Assises du financement des universités avaient pour objectif « de proposer des évolutions ambitieuses pour renforcer l’université française en tant qu’atout clef pour notre jeunesse et le développement des connaissances » et d’aboutir à un « diagnostic partagé » sur la situation financière des universités.

Dans leur rapport présenté mercredi dernier, Jérôme Fournel, inspecteur général des finances, ex-directeur de cabinet de l’ancien Premier ministre Michel Barnier, et Gilles Roussel, président de l’Université Gustave Eiffel et ancien président de la Conférence des présidents d’université, ont formulé une proposition choc : multiplier par cinq les frais d’inscription pour les étudiants français. « Si le modèle financier des universités n’évolue pas, il ne sera plus soutenable d’ici à 2030 », alertent les rapporteurs.

Au Sénat, ce sujet a aussi été abordé par la commission d’enquête sur « la capacité des universités françaises à garantir l’excellence académique de l’enseignement supérieur », lancée par le groupe LR. Les élus auditionnaient, mardi matin, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, qui a d’emblée écarté la mesure. « Je vais le dire ici de façon extrêmement claire. Ce gouvernement n’augmentera pas les droits d’inscription », a-t-il affirmé.

« Le débat sur leur évolution ne se tiendra pas dans le temps de ce gouvernement. Il peut appartenir, me semble-t-il, à un débat politique, dans un cadre plus large, comme celui de l’élection présidentielle, toujours en garantissant que chacun puisse avoir à l’université, quelles que soient ses ressources, une véritable chance », a-t-il ajouté.

 

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