Les sénateurs ont rendu hommage aux victimes de l’attentat de Trappes, ce mercredi 28 octobre. En ouverture de la séance hebdomadaire de questions au gouvernement, Gérard Larcher, le président du Sénat a adressé « une pensée pour Pengo Bossio Wangi, champion d’arts martiaux de 26 ans qui a perdu la vie et pour les blessés marqués dans leur chair, dont cette jeune fille de 12 ans. » Les élus et les ministres présents au banc, dont le Premier ministre Sébastien Lecornu, ont respecté une minute de silence.
Par ailleurs, un « hommage national » sera rendu après l’attentat « terroriste raciste » de Trappes, a annoncé l’Elysée après le Conseil des ministres, sans plus de précision sur la date et le lieu.
Un mort et sept blessés
Vendredi un homme a ouvert le feu dans la rue à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines, abattant Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d’origine africaine, et blessant sept personnes, dont au moins quatre portant des noms à consonance africaine ou maghrébine. En déplacement à Trappes dans la soirée, le président de la République a évoqué un « tournant » avec cette attaque, commise « sur la base d’une idéologie raciste ».
L’auteur des tirs, connu de la justice pour des délits de droit commun, a d’abord été placé en garde à vue avant d’être transféré en soins psychiatriques. Une prise de sang a révélé la présence de cannabis et de cocaïne dans son organisme.
« Nous devrons être attentifs aux paroles qui divisent, qui excluent, soufflent sur les braises »
Ce mercredi, le président du Sénat a tenu à rappeler que « la lutte contre le racisme est un combat de chaque instant ». « Ce sont les valeurs de la République qui ont été bafouées à travers ces crimes. L’égalité n’est jamais acquise. Nous devrons être attentifs aux paroles qui divisent, qui excluent, soufflent sur les braises, c’est d’abord une responsabilité des politiques, des médias mais aussi de chaque citoyen », a expliqué Gérard Larcher, appelant à « un indispensable sursaut collectif ».