Burkini: Rossignol appelle à le combattre « sans arrière-pensées »

Burkini: Rossignol appelle à le combattre « sans arrière-pensées »

Identifiant Scald invalide. Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes, a qualifié lundi le burkini de « profondément archaïque », mais a appelé à le combattre « sans arrière-pensées », dénonçant « la droite dure » qui « veut faire de l’islam le sujet des mois à venir ». Cette tenue de bain qui couvre tout le corps n’est « pas juste une nouvelle […]
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Identifiant Scald invalide.

Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes, a qualifié lundi le burkini de "profondément archaïque", mais a appelé à le combattre "sans arrière-pensées", dénonçant "la droite dure" qui "veut faire de l'islam le sujet des mois à venir".

Cette tenue de bain qui couvre tout le corps n'est "pas juste une nouvelle gamme de maillots de bain", mais "un projet de société", a estimé Mme Rossignol sur Europe 1.

"Le burkini a un sens. Ce sens, c'est de dissimuler, cacher le corps des femmes pour cacher les femmes, et la place que ça accorde aux femmes est une place que je combats, que d'autres avant moi ont combattue, et il a quelque chose de profondément archaïque", a-t-elle martelé.

Mais "pour combattre cet archaïsme, il faut des personnalités politiques de sang-froid et sans arrière-pensées", a-t-elle prévenu. "Or, ce que j'observe depuis un moment, c'est qu'il y a des arrière-pensées", notamment "pour une partie de la droite dure, celle qui flirte avec le Front national et qui veut faire de l'islam le sujet des mois à venir".

"Ce qui est en cause, c'est l'émancipation des femmes, mais il ne faut pas le faire pour d'autres raisons que pour l'émancipation des femmes", a insisté Laurence Rossignol.

La ministre n'a pas souhaité commenter l'interdiction du burkini sur plusieurs plages, notamment à Cannes et à Villeneuve-Loubet, mais elle a appelé à "aborder ces sujets d'interdits vestimentaires, d'interdits alimentaires aussi, (...) en ayant toujours en tête que ça ne concerne pas +les musulmans+", mais "une fraction politique organisée qui veut développer un projet de société".

"Je ne veux pas que notre société s'enflamme sur ces sujets parce que les musulmans sont pris en otage", a-t-elle conclu.

La ministre s'exprimait deux jours après des violences sur une plage corse, qui auraient débuté, selon des témoins, après que des touristes eurent photographié des femmes se baignant en burkini.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le