Coronavirus : « 5 400 cas probables de contamination » au sein de l’armée estime Florence Parly
Après l’Assemblée nationale, c’est devant le Sénat que la ministre des Armées, Florence Parly et la secrétaire d’État, Geneviève Darrieussecq étaient auditionnées afin « de tirer les conséquences » de la propagation de l’épidémie de Covid-19 au sein du porte-avions « Charles de Gaulle ».

Coronavirus : « 5 400 cas probables de contamination » au sein de l’armée estime Florence Parly

Après l’Assemblée nationale, c’est devant le Sénat que la ministre des Armées, Florence Parly et la secrétaire d’État, Geneviève Darrieussecq étaient auditionnées afin « de tirer les conséquences » de la propagation de l’épidémie de Covid-19 au sein du porte-avions « Charles de Gaulle ».
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Devant les députés lundi soir, Florence Parly a admis « des erreurs » mais pas de « fautes » dans le commandement du porte-avions « « Charles de Gaulle ». » où à la mi-avril, 1 081 cas de Covid-19 étaient recensés sur 1 800 marins environ. « Tous sont désormais guéris à l’exception d’un marin qui est toujours hospitalisé même s’il est sorti de réanimation le 7 mai » a confirmé la ministre.

Des propos répétés par la ministre devant la commission de la défense et des forces armées du Sénat. Son président, le sénateur LR, Christian Cambon, avait pourtant pris soin de rappeler dans son propos introductif que le but de la commission « n’était pas de s’ériger en une quatrième commission d’enquête mais d’essayer avec vous, de tirer les conséquences de ce que cet accident va entraîner ».

« Nous l’avons constaté à nos dépens. Le coronavirus, ce n’est pas la grippe H1N1 »

Florence Parly a d’abord rappelé la chronologie de l’épidémie à bord. L’enquête épidémiologique a révélé que « le virus était monté à bord » entre l’escale de Brest du 13 au 16 mars et celle de Chypre du 21 au 26 février. « L’enquête révèle aussi que le virus a été réintroduit à l’occasion de l’escale de Brest et ceux malgré les précautions qui avaient été prises pour les éviter » précise Florence Parly qui rappelle que sur un navire de guerre comme le « Charles de Gaulle », plus de 1 000 marins vivent à 10 ou plus par chambre, parfois jusqu’à 40 en dortoirs ».

Si dès la mi-février, le commandement a reçu des directives pour empêcher l’introduction du virus et s’était basé sur le retour d’expérience de l’épidémie de la grippe H1N1 qui n’avait pas interrompu l’activité opérationnelle du porte-avions. « Nous l’avons constaté à nos dépens. Le coronavirus, ce n’est pas la grippe H1N1. Les signaux faibles de la présence du virus à bord n'ont pas été identifiés à temps. Le virus a circulé parmi une population jeune, en bonne santé, entraînée. Les symptômes développés par quelques marins ont été interprétés par des états grippaux » a reconnu la ministre.

En ce qui concerne « les erreurs » commises par le commandement dans la gestion de la crise, Florence Parly cite « l’assouplissement des mesures de distanciation qui avaient permis de contenir le virus », le 30 mars. Une décision motivée par « la baisse de moral de l’équipage et sa conséquence sur la mission » et par « un excès de confiance du commandement et du service médical dans sa maîtrise de sa situation ». Or le 5 avril, « une augmentation du nombre de personnes fréquentant l’infirmerie du bord est constatée ». La ministre des armées indique qu’elle rendra l’enquête épidémiologique « accessible » à la communauté scientifique.

Des tests pour les militaires amenés à partir en opérations extérieures

Covid 19: les militaires en OPEX vont être testés annonce Florence Parly
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En réponse à une demande du président Christian Cambon, Florence Parly a annoncé que l’autorité médicale procédera « en complément des quatorzaines » à des tests virologiques et, lorsqu’ils seront au point, les tests sérologiques, pour les militaires amenés à partir en opérations extérieures (OPEX) ». « Je me félicite que le dépistage systématique des forces combattantes soit enfin décidé ! Il en va de l’efficacité opérationnelle mais aussi de la crédibilité politique de nos opérations ! » a réagi le président de la commission des affaires étrangères, de défense et des forces armées.

« Nous sommes sur le point de renforcer notre soutien en Outre-mer, à l’hôpital de Mayotte » a-t-elle également ajouté en indiquant que l’hôpital militaire installé à Mulhouse au début de la crise allait être déployé à la fin du mois à Mayotte.

Cérémonie du 14 juillet : « Trop tôt pour dire sous quelles conditions »

Le sénateur LR, Cédric Perrin a souhaité savoir le nombre de cas de contamination au Covid-19 au sein de l’armée. « À la date du 11 mai, y compris en intégrant les personnels du Charles de Gaulle, 1 711 cas confirmés. Et nous avons l’habitude de communiquer sur des cas probables et nous estimons ces cas probables autour de 5 400 » a-t-elle annoncé.

Enfin, à l’approche de la cérémonie du 14 juillet, Florence Parly a jugé qu’il « était encore bien trop tôt pour dire sous quelles conditions nous pourrons le faire. Il me semblerait tout à fait prématuré de l’annuler ».

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