Au coeur de révélations sur ses dépenses, Rugy a présenté sa démission
Le ministre de la Transition écologique François de Rugy, au centre d'une polémique sur des dépenses excessives, a annoncé avoir...

Au coeur de révélations sur ses dépenses, Rugy a présenté sa démission

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy, au centre d'une polémique sur des dépenses excessives, a annoncé avoir...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy, au centre d'une polémique sur des dépenses excessives, a annoncé avoir présenté sa démission mardi matin au Premier ministre, s'estimant victime d'un "lynchage médiatique" et précisant avoir déposé une plainte en diffamation contre Mediapart.

"Les attaques et le lynchage médiatique dont ma famille fait l’objet me conduisent aujourd'hui à prendre le recul nécessaire - ce que chacun comprendra. La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le Président de la République et le Premier ministre", a écrit le ministre dans un communiqué.

"Dès lors, j’ai présenté ma démission au Premier ministre ce matin", a-t-il ajouté.

Le numéro deux du gouvernement, qui devait présenter mardi au Sénat le projet de loi énergie et climat, s'est entretenu mardi matin avec Edouard Philippe. Son passage devant les députés lors des questions au gouvernement à 15h00 s'annonçait difficile.

Les révélations par Mediapart de dîners fastueux organisés quand il présidait l'Assemblée nationale, de travaux dans son logement de fonction au ministère ou de son appartement près de Nantes avaient sérieusement fragilisé le ministre, qui s'était défendu tout le week-end sur ces informations en cascade.

Le ministre estime que "depuis le début de la semaine dernière, Mediapart (l')attaque sur la base de photos volées, de ragots, d’approximations, d’éléments extérieurs à ma fonction". "La volonté de nuire, de salir, de démolir, ne fait pas de doute. Je suis soumis à un feu roulant de questions nouvelles et contraint de parer sans cesse à de nouvelles attaques", déplore M. de Rugy.

"Face aux contre-vérités de Mediapart", il annonce avoir "déposé (mardi) matin une plainte pénale en diffamation" par la voix du bâtonnier Pierre-Olivier Sur et de Me Mathias Chichportich.

Le ministre "remercie" pour autant le président et le Premier ministre "de la confiance qu’ils (lui) ont témoignée" et leur redit sa "fidélité".

M. de Rugy paraissait bénéficier du soutien de l'exécutif. De Belgrade où il était en visite, Emmanuel Macron avait dit lundi soir avoir "demandé au Premier ministre d'apporter toute la clarté" sur cette affaire afin de prendre des décisions sur la base "de faits", estimant que "sinon, ça devient la République de la délation".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le