Berger craint une volonté d' »instrumentaliser » la question migratoire
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, s'est déclaré mercredi "inquiet" à l'idée que le gouvernement veuille ...

Berger craint une volonté d' »instrumentaliser » la question migratoire

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, s'est déclaré mercredi "inquiet" à l'idée que le gouvernement veuille ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, s'est déclaré mercredi "inquiet" à l'idée que le gouvernement veuille "instrumentaliser" la question de l'immigration, qui "mérite" selon lui d'être "discutée", mais sans "jouer sur les peurs".

"Je suis très inquiet (...) Ce qui est en train de se passer, c'est une volonté d'instrumentaliser ce sujet", a déclaré M. Berger sur France 2, commentant l'appel lancé par Emmanuel Macron à sa majorité à "regarder ce sujet en face".

M. Berger a par ailleurs dénoncé la distinction opérée par le chef de l'Etat entre d'un côté les "bourgeois" qui n'auraient "pas de problème" avec l'immigration car "ils ne la croisent pas", et de l'autre les "classes populaires", qui "vivent avec".

"J'ai horreur de considérer que les classes populaires auraient sur la question de l'immigration une vision totalement fermée", a commenté M. Berger.

Pour autant, "je ne me ferai pas cantonner dans le camp des naïfs, cette question-là mérite d'être abordée", a-t-il ajouté, évoquant notamment la nécessité de revoir le règlement européen dit de Dublin.

"Il n'y a pas d'un côté les naïfs, de l'autre les durs. Il y a des gens, j'en fais partie, qui veulent traiter cette question d'abord avec humanité mais aussi avec responsabilité", a encore souligné le responsable syndical.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le