Calendrier, parrainages : le congrès LR, mode d’emploi
Les candidats à l’investiture LR avaient jusqu’à ce mardi 2 novembre pour déposer les 250 parrainages nécessaires pour participer au congrès du 1er au 4 décembre prochain. Parmi les 5 candidats qui devraient atteindre cet objectif, alors que les 4 débats télévisés du mois de novembre se profilent. Retour sur un calendrier chargé avant le congrès.

Calendrier, parrainages : le congrès LR, mode d’emploi

Les candidats à l’investiture LR avaient jusqu’à ce mardi 2 novembre pour déposer les 250 parrainages nécessaires pour participer au congrès du 1er au 4 décembre prochain. Parmi les 5 candidats qui devraient atteindre cet objectif, alors que les 4 débats télévisés du mois de novembre se profilent. Retour sur un calendrier chargé avant le congrès.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les cinq candidats à l’investiture du parti Les Républicains entament aujourd’hui leur marathon vers le congrès du 4 décembre. Denis Payre n’ayant pas récolté les 250 parrainages d’élus dans 30 départements nécessaires, cette primaire qui ne dit pas son nom verra seulement s’affronter Michel Barnier, Xavier Bertrand, Éric Ciotti, Philippe Juvin et Valérie Pécresse. L’entrepreneur s’est montré très critique à l’égard de la direction de son parti ce matin sur Sud Radio. Il accuse LR « de ne pas respecter la démocratie en son sein » et d’avoir « bloqué » et « dénigré » sa candidature et devrait donc déposer un recours auprès du parti. Christian Jacob lui a opposé ce matin sur BFMTV une fin de non-recevoir et a simplement renvoyé Denis Payre à la notoriété et à la capacité de chacun à recueillir des parrainages. Les autres candidats ont franchi, eux, cette barre symbolique de la moitié des parrainages qui seront nécessaires au futur candidat LR pour se présenter à l’élection présidentielle.

» Lire notre article : Présidentielle 2022 : comment fonctionne la règle des 500 signatures d’élus ?

702 parrainages pour Michel Barnier

Le spectre des 500 parrainages semble d’ailleurs présent dans les esprits, puisque les équipes des candidats au congrès LR se sont activées pour atteindre les 500 parrainages au lieu des 250 suffisants pour participer au congrès du 4 décembre. Valérie Pécresse avait déjà déposé les 250 signatures nécessaires il y a plus d’une semaine, et n’a donc pas pu participer aux enchères. Mais chez les autres, Éric Ciotti a revendiqué plus de 400 parrainages, Xavier Bertrand plus de 500 et Michel Barnier… 702, qui dit mieux ? Mais réunir des parrainages d’élus ne suffira pas pour l’emporter au congrès, qui devrait réunir au moins 100 000 militants aujourd’hui à jour de leur cotisation, sachant que toute personne s’acquittant de sa cotisation avant le 16 novembre pourra participer. Les (nombreux) débats télévisés prévus tout au long du mois de novembre devraient en effet jouer davantage pour convaincre la base militante de LR.

» Lire notre article : LR : une photo de famille pour définir les « règles du jeu » de la campagne jusqu’au congrès

Qu’il semble loin le temps du « congrès d’adoubement » souhaité par les soutiens de Xavier Bertrand, qui voulaient éviter « un congrès de débat et de défoulement. » LR organisera finalement 4 débats télévisés au cours du mois de novembre, le 8 à 20h45 sur LCI, le 14 sur BFMTV et RMC, le 21 sur CNews et Europe 1 et le 30 sur France 2. L’état-major des Républicains se veut confiant sur le bon déroulement de ces débats, comme l’expliquait Aurélien Pradié, secrétaire général du parti, sur notre antenne, en fixant la condition « que ce ne soit pas la boucherie. » On sait pourtant que parfois, la ligne est fine entre se démarquer de ses concurrents et attaquer des adversaires, surtout dans une famille politique qui n’est pas étrangère aux luttes internes et fratricides. Quoi qu’il en soit, Philippe Bas, ancien président de la commission des Lois du Sénat et garant « de la sincérité des résultats », doit annoncer jeudi 4 novembre prochain la liste définitive des candidats ayant réuni assez de parrainages pour participer au congrès qui se déroulera en ligne du 1er au 4 décembre prochain.

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le